Yakitori de champignons, comme au restaurant japonais

Voilà la dernière recette de brochettes que je vous propose pour le moment.

Au restaurant japonais, mon mari commande souvent un assortiment de yakitori. Personnellement, mes préférées sont les brochettes de champignons, de poulet et de saumon. Et vous ?

Ne pensez pas que l’on ne puisse préparer des brochettes que lors des superbes barbecues estivaux, après tout, il existe des grills éléctriques destinés à l’utilisation à l’intérieur (c’est chouette car on peut le mettre au milieu de la table, et chacun fait cuire ses aliments. Ca permet des soirées sympas entre potes ou en famille, comme les soirées pierrade), ou alors la poêle grill comme ce que j’ai (achetée chez Ikéa, mais on en trouve un peu partout maintenant. Il en existe même dont le « dessin » est super original, pour changer des simples rayures que la poêle laisse sur les aliments).

Pour le choix des champignons, je vous conseille de les choisir bien blancs, et pas trop gros non plus (au moins deux à trois fois plus petits que les champignons destinés à être farcis).

Ils avaient le même goût qu’au restaurant, juteux comme j’aime.

Au restaurant, les yakitori sont généralement accompagnés d’un bol de riz blanc. Je n’aime pas le riz blanc nature (oui, j’avoue), alors ce que je fais c’est que je dispose mes brochettes dessus afin que le riz s’imprègne bien de la sauce de la marinade. Délicieux.

Cette fois, j’ai gardé la marinade et je m’en suis servie comme bouillon pour un plat de potiron… divin !

Ingrédients:

  • 9 gros champignons de Paris
  • 75ml de sauce soja
  • 75ml de mirin
  • 1 cuiller à soupe de saké
  • 1 cuiller à soupe de sucre en poudre

Mélangez tous les ingrédients de la marinade dans une boîte qui se ferme hermétiquement.

Epluchez et coupez en deux les champignons.

Mettez les champignons dans la marinade, et laissez le tout durant au moins 10 minutes, sans oublier de secouer de temps en temps afin que tous les champignons puissent mariner.

Embrochez les champignons sur des pics en bois ou en bambous, trois moitiés par brochettes.

Faites-les cuire sur un grill (ou une poêle-grill comme moi).

Servez avec du riz et pourquoi pas une omelette tamago-yaki.

Mushrooms yakitori: japanese restaurant at home

When we go in a japanese restaurant, Cheridoo (my husband) often orders some yakitori, those tasty skewers made of chicken, duck, salmon, beef or mushrooms. My favorite ones are mushroom yakitori. In Japanese, « yaki » means « grilled » and « tori » is for « poultry », but today yakitori are made with plenty of food.

I advise you to chose really white champignons (in French, we call them « Champignons de Paris« ). They don’t have to be too big.

These yakitori had the same taste that the one we eat in restaurant. They were juicy as I love !

Generally, yakitori are served with white rice. I dislike plain white rice… so I put my yakitori on top of it, as their juice can spread on the rice… yummy !

That time, I kept the marinade et used it as broth for a pumpkin dish, it was delicious !

Ingredients:

  • 9 champignons
  • 1/3 cup japanese soy sauce
  • 1/3 cup mirin
  • 1 tablespoon saké
  • 1 tablespoon sugar

Blend together all marinade ingredients in an airtight box.

Peel off and cut champignons in half.

Put them in the sauce, and let marinate for at least 10 minutes. Don’t forget to shake occasionnaly in order to marinate every champignon.

Skewer three champignon halves on each wood or bamboo peak.

Grill them until it becomes brownish and tender.

You can eat it with rice, and why not with a tamago-yaki ?

Okonomiyaki de la mer, crêpe salée japonaise aux crevettes

L’avantage de l’okonomiyaki est vraiment la liberté qu’il engendre: on peut absolument mettre ce que l’on veut dedans. Très pratique lorsque l’on a des restes et que l’on ne sait pas trop quoi en faire.

Cependant, la qualité des ingrédients est pour beaucoup dans la réussite ou non du plat. Rappelez-vous, lors de ma première tentative, l’okonomiyaki au poulet, j’avais utilisé de la farine de blé classique (T45 il me semble) et du chou blanc. C’était bon, mais la texture n’était pas très agréable en bouche: la crêpe était très dense et le chou blanc vraiment trop croquant. J’avais aimé sans apprécier la texture pour autant.

Là en utilisant la farine spéciale okonomiyaki* et du chou chinois, c’était moelleux à souhait, et goûtait vraiment comme ce que j’avais goûté dans un restaurant de la rue Sainte-Anne à Paris. Le chou chinois fond beaucoup plus que le chou blanc à la cuisson donc son goût est présent mais ne domine par les saveurs des autres aliments, et la farine spéciale okonomiyaki fait toute la différence par rapport à la farine de blé classique. Cheridoo n’a pas particulièrement aimé le gingembre que j’ai ajouté avant dégustation, moi par contre j’adore ! Ca apporte une note piquante acidulée qui réhausse encore un peu plus le tout.

L’okonomiyaki le plus courant est constitué de fines tranches de porc et de petites crevettes séchées. Personnellement, je n’avais pas envie d’associer les deux, et je préfère les grosses crevettes roses donc j’ai fait à ma façon. De toutes façons, okonomiyaki désignant (« okonomi« = »ce que vous voulez » et « yaki« = »grillé« ) un plat grillé composé de ce que l’on veut, je n’ai eu aucun scrupules à sortir des garnitures ordinaires !

Je rêve de trouver un(e?) ichimonji, cette spatule utilisée pour la dégustation des okonomiyaki…

L’ao-nori est bien plus facile à utiliser que lorsque j’ai tenté desespérément de hâcher du nori en feuille, les paillettes sont très fines.
La sauce à okonomiyaki ressemble à la sauce Worcestershire, elle est épaisse et sucrée. Vous ne pourrez pas la louper, car pour je ne sais quelle raison la bouteille est d’abord emballée dans un plastique.

Ingrédients:

  • 100g de farine à okonomiyaki
  • 1 oeuf
  • 100ml de dashi (100ml d’eau tiède + 1/2 cuiller à café de dashi-no-moto) OU 100ml d’eau
  • 20aine de crevettes roses cuites décortiquées
  • Chou chinois
  • Sauce à okonomiyaki (ou sauce barbecue)
  • Copeaux de bonite séchée (katsuobuschi)
  • Beni-shoga** (gingembre mariné)
  • Ao-nori (paillettes de nori grillé)

Emincez finement le chou chinois, la quantité dépend de la taille de votre chou.

Mélangez d’abord la farine avec la dashi (ou l’eau).

Ajoutez à la pâte l’oeuf légèrement battu. Mélangez bien afin que cela soit homogène puis ajoutez le chou (en général je mets environ 1/3 du chou, mais il est préférable d’en mettre peu puis de rajouter au fur et à mesure) et les crevettes décortiquées. Mélangez.

Mettez une petite poêle à chauffer.
Graissez-la légèrement (le spray à huile est vraiment très pratique, je me répète mais vraiment, il m’est indispensable et permet de doser correctement l’apport d’huile dans un plat).
Répartissez la moitié de la préparation dans la poêle, en formant une galette. Laissez cuire quelques minutes, puis retournez-la.
Badigeonnez au pinceau de la sauce à okonomiyaki pendant que la seconde face cuit. Lorsqu’elle est bien dorée également, retournez l’okonomiyaki dans votre assiette, badigeonnez également de sauce avant de saupoudrez des copeaux de bonite, de l’ao-nori puis le gingembre.

Procédez de la même façon pour le second okonomi avec le reste de pâte.

A déguster brûlant, en regardant la bonite frétiller (j’avais filmé, mais c’était flou et j’avais peur de vous effrayer, donc je vous fais grâce de ma vidéo ;)).

* Liste des ingrédients composants la farine spéciale pour okonomiyaki: farine de blé, fécule de pomme de terre, sel, sucre, glucose; poudre d’igname, poudre de crevette, poudre de bonite séchée, poudre de maquereau séché, protéines hydrolisées, levure chimique, assaisonnement.

** le beni-shoga est différent du gari utilisé lors de la dégustation des sushi. En effet, le gari est du gingembre finement émincé puis mariné dans du vinaigre alors que le beni-shoga est d’abord mariné dans du sel, puis dans du vinaigre; ce qui lui donne cette couleur très rouge (parfois accentuée par l’utilisation de shiso (feuille de perilla)).

Yakitori de boulettes de poulet au saké

Comme je vous le disais lorsque je vous ai présenté le livre Yakitori, de Sandra Mahut, j’ai rapidement testé une des recettes… Il a fallu faire un choix, qui s’est finalement porté sur les boulettes de poulet au saké.

J’adore utiliser le saké en cuisine (alors que je ne le bois pas tel quel). Jusque là, j’utilisais sans le savoir du saké « boisson », délicieusement parfumé, que j’avais trouvé à Paristore… mais toutes les bonnes choses ont une fin, et la bouteille a été allègrement vidée. Lors de ma dernière visite à Kioko « en vrai », j’ai acheté une petite bouteille de saké (après avoir passé dix bonnes minutes avant de faire mon choix, ne sachant laquelle prendre). Il s’avère que c’est du saké de cuisine (mais ce n’est cependant pas du mirin, qui est un vin de riz sucré exclusivement réservé à une utilisation culinaire) *merci Mourad pour votre aide et vos éclaircissements*.

Dans les yakitori en elles-mêmes, on ne le sent que peu. Par contre, il parfume agréablement la sauce avec laquelle on nappe les brochettes. Rassurez-vous, la sauce est portée à ébullition, donc l’alcool est complètement évaporé.

Ingrédients:

  • 400g de blancs de poulet
  • Gingembre frais (la taille d’une petite noisette)
  • 1 petit oignon épluché et grossièrement coupé
  • 1 cuiller à soupe de saké
  • 1 blanc d’oeuf
  • Un peu de farine
  • Huile de sésame d’olive

Pour la sauce:

  • 2 cuillers à soupe de sauce soja japonaise
  • 2 cuillers à soupe de saké
  • 2 cuillers à soupe de sucre blond
  • 2 cuillers à café de fécule de maïs

Coupez le poulet en morceaux puis mettez-les dans le bol de votre robot mixeur avec l’oignon coupé et le gingembre.
Mixez le tout puis ajoutez le saké avant de remélangez jusqu’à l’obtention d’une pâte homogène. Ajoutez enfin le blanc d’oeuf et mixez une dernière fois.

Confectionnez la sauce en mettant dans une casserole le saké, la sauce soja et le sucre.
Portez à ébullition.
Ajoutez ensuite la fécule de maïs, mélangez bien.
Sortez du feu et laissez refroidir.

Formez des boulettes de la taille d’une noix avec la viande, roulez-les progressivement dans la farine pour qu’elles soient bien enrobées.
Faites les dorer à la poêle avec un peu d’huile.

Lorsqu’elles sont bien dorées, enfilez trois boulettes sur chaque pic en bois (attention, ne vous brûlez pas !).

Nappez de sauce au saké avant de déguster.

Chicken and saké yakitori balls

This recipe comes from Sandra Mahut’s book called Yakitori (it’s in French, though).

I love cooking with saké (japanese rice wine). Until now, I used (without knowing it) some « beverage saké » instead of cooking saké.

Ingredients:

  • 400g of chicken tights
  • Fresh ginger (size of a nut)
  • 1 small onion, peeled off, cut
  • 1 tablespoon saké
  • 1 egg white
  • Flour
  • Sesame or Olive oil

For the sauce:

  • 2 tablespoons japanese soy sauce
  • 2 tablespoons saké
  • 2 tablespoons brown sugar
  • 2 teaspoons cornstarch

Mitarashi-Dango, un dessert japonais surprenant, l’histoire d’une obsession.

Mon coup de coeur culinaire sucré de l’année… pour le moment, rien ne le surpasse dans mon top5 des découvertes.

Je vous en ai brièvement parlé lorsque je vous ai raconté mon kidnapping.

Le mitarashi-dango (みたらしだんご, prononcé « mitalachi-dane’go » (mais sans insister sur le « ne » comme on le ferait dans la partie Sud de notre bel hexagone) est un dessert composé de deux éléments: d’un côté les dango (だんご), aussi appelés mochi, qui sont des boulettes réalisées à partir d’un mélange de farine de riz (joshinko) et de farine de riz gluant (shiratamako) avec de l’eau chaude. Ni plus, ni moins. Il existe cependant deux façons pour les préparées, une un peu plus enquiquinante que l’autre, vous me connaissez j’ai choisi la solution de facilité: vous pouvez précuire la pâte à la vapeur, puis la frapper (oui oui) au mortier et pilon avant de confectionner les boulettes que l’on cuit ensuite à l’eau, ou alors zapper cette étape et faire directement les boules que l’on cuit à l’eau.
De l’autre côté, le mitarashi, qui est le nom de la sauce qui nappe les dango: c’est une sorte de caramel à la sauce soja. Elle a une consistance sirupeuse et est un pur délice. La sauce soja dans un dessert peut surprendre et vous serez sans doute réticent, mais je vous promets que c’est parfois bon d’aller au-delà de ses préjugés, et de goûter.

On peut aussi confectionner des dango au thé matcha, ils seront alors verts et subtilement parfumés. J’essaierai la prochaine fois.

Pour nous faciliter la vie, il existe en épicerie asiatique/japonaise le mélange déjà fait des deux sortes de farine de riz afin de réaliser les dango. Donc nul besoin de chercher desespérément la farine de riz gluant (je vous vois déjà vous creuser la tête en passant en revue tous les magasins asiatiques que vous connaissez pour savoir où la dénicher, ne niez pas!) C’est magique, il n’y a qu’à mélanger la farine spéciale dango (vous la trouverez chez Kioko en ligne ou directement en magasin; en plus si vous commandez par internet, vous pouvez demander à ce que l’on glisse la recette dans votre colis !) et de l’eau, et voilà !

Avec les quantités que je vous indique, j’ai réalisé quatre brochettes composées de trois dango chacune.

Ingrédients pour les dango:

  • 100g de farine spéciale pour dango
  • 100ml d’eau chaude (vous devez pouvoir mettre votre doigt dedans sans vous brûler)
  • Une casserole d’eau bouillante salée (comme pour les pâtes)

Ingrédients pour le mitarashi:

  • 25g de sucre en poudre
  • 25ml d’eau
  • 1 cuiller à soupe de sauce soja japonaise
  • 1 cuiller à café de mirin
  • ½ cuiller à café de fécule de maïs (facultatif)
  • Crème de marron en accompagnement (facultatif)

Dans un grand bol, mélangez la farine spéciale dango avec l’eau. Mélangez bien jusqu’à ce que la pâte soit homogène. Elle doit être de consistance souple.

Formez de petites boules de la taille d’une noix. Attention, c’est collant… Vous pouvez former un boudin, puis le partager en parts égales que vous roulerez en boulettes; c’est souvent plus simple pour avoir des boules de même taille.

Faites bouillir une grande quantité d’eau salée.

Mettez-y délicatement les dango à cuire (attention, ne vous brûlez pas avec des éclaboussures éventuelles). Au bout de plusieurs minutes, les dango vont commencer à remonter à la surface, laissez encore pendant 2-3 minutes puis sortez-les à l’aide d’un écumoir.

Passez-les rapidement sous l’eau froide afin d’arrêter la cuisson, égouttez bien.

Confectionnez les brochettes en enfilant trois ou quatre dango par pic en bambou, en leur centre.

Faites chauffer une poêle ou votre grill (j’utilise la poêle/grille Ikea).
Faites griller les brochettes, sans oublier de tourner régulièrement.

Préparez la sauce mitarashi: mettez tous les ingrédients dans une petite casserole puis mélangez bien.
Portez à ébullition. La sauce va épaissir, c’est normal. Eteignez le feu, puis laissez tiédir quelques minutes.

Servez en nappant les dango avec la sauce mitarashi, et si vous êtes très gourmand(e) comme je le suis, avec un peu beaucoup de crème de marron.

C’est l’heure du goûter, tout cela me donne faim !

Quand par un midi d’été, une blogueuse m’a kidnappée…

Il faut absolument que je vous raconte mon kidnapping ! Oui oui, j’ai été victime d’un kidnapping, un truc de fou, vraiment !

Début Août si je me souviens bien, Enflammee me lançait comme ça dans un mail « Ca te dirait un resto Jap’ ?« . Genre je peux refuser une telle invitation.

C’est à tort qu’elle pensait que j’avais testé tous les restaurants japonais de la ville rose. Pourquoi pas, alors que je (nous) suis une amoureuse de la cuisine japonaise ? Tout simplement parce que lorsque l’on a deux enfants, que l’on se trimballe joyeusement une poussette double, les possibilités se voient énormément limitées. Alors là, les filles étant en vacances pour une semaine, autant en profiter (oui oui je suis une mère indigne).

Dans un autre mail, elle me conseille juste de sortir mes plus belles chaussettes du tiroir, car c’est un resto dans lequel il faut se déchausser… Hmmm mystère mystère, quel est ce restaurant ?!

J’embarque Cheridoo dans l’aventure, et Enflammee kidnappe son homme par la même occasion, tant qu’à faire !

Le jour J, grosse frayeur. Je reçois un texto disant « je crois bien que c’est fermé. » Mince zut crotte de biquette! Nous la retrouvons tout de même à une terrasse où elle était avec son cher et tendre en nous attendant; ils finissent leurs verres (nous ne sommes pas des sauvages tout de même !). Finalement, c’est bien ouvert, Enflammee était juste passée devant trop tôt. Ouf *s’essuie le front d’un geste ample*, le déjeuner est sauf.

Nous poussons la grille, allons au bout du couloir… et descendons, une marche, deux marches, trois marches… toujours plus bas. Mais où nous emmène-t-elle, dans une cave glauque pour nous séquestrer ? Aaaaaah de la lumière ! Nous arrivons finalement dans une pièce divisée en deux « salles », l’une a plusieurs petites tables, l’autres une grande table. En bas des escaliers, nous nous déchaussons.

Une jeune femme toute frêle nous accueille avec son magnifique accent japonais et sa voix fluette, et nous invite à nous assoir, illuminant la pièce de son sourire.

Nous nous installons donc… Le restaurant a un menu unique, qui change apparemment tous les mois. Nous avons entrée + plat + thé vert à volonté pour 7€50. Autant dire que ce n’est pas cher payé ! Quand nous y sommes allés, c’était okako donburi: une garniture à base d’oeuf et de poulet sur un lit de riz (rappelez-vous, je vous en ai proposé une recette variante *click*), avec en entrée une soupe claire avec des somen (fines nouilles de blé) et… de l’umeboshi.

Regardez comme, sans le vouloir, Enflammee et moi étions asorties. Devinez donc quel pied est à qui mouahahah !

La salle commence à se remplir petit à petit… La serveuse nous sert une première fois du thé puis nous apporte nos soupes.

Hmm cela sent délicieusement bon… Je me demande quel goût la prune salée va apporter au plat, je la garde pour la fin. Je me dis qu’heureusement on peut faire « sluuuuuuuurp » (discrètement quand même, cela va sans dire) en avalant les nouilles, parce que ça glisse des baguettes et de la bouche. C’est divin, vraiment. Les parfums de sauce soja, de dashi sont subtils, la douceur des nouilles et du wakame puis l’acidité salée de la prune qui fait exploser le tout: wow ! Sans oublier les champignons parfumés et les graines de sésame blong. Ca a un goût de trop peu…

Nous papotons papotons, encore et encore, mais n’oublions pas de déguster pour autant. Le temps passe, nous regardons notre montre car mon mari bossait et n’avait donc pas un temps infini devant lui.

Vient donc l’oyako-don, saupoudré d’un peu de piment: la garniture est très bonne, mais le riz est un peu sec à mon goût. Après quelques tasses de thé supplémentaires… et de longues tergiversions (tergiversations ?!), nous décidons de recommander deux menus: les messieurs mangeront le plat, et nous les soupes. 6 menus à nous 4 donc… Mon homme doit partir avant le dessert, il est déjà 14h30 !! Tant pis pour lui, car nous nous sommes régalés et fait plaisir: nous avons pris les trois desserts, que nous nous sommes partagés.

De gauche à droite: gâteau à la pâte d’azuki et daifuku à la pâte d’azuki, glace au matcha, puis mitarashi-dango.

Mon coup de coeur, qui m’a hanté jusqu’à encore maintenant… Je remercie vraiment cette jeune femme, qui a répondu gentiment à toutes mes questions culinaires (c’est ainsi que j’ai su de quoi étaient composé les dango et la sauce, et que j’ai ensuite pu chercher une recette). Les dango étaient accompagnés de crème de marron, ohlalala vraiment, c’était un plus ! Je ne connaissais pas du tout, maintenant c’est un de mes desserts préférés 🙂

Alors franchement, merci Enflammee pour ce kidnapping !!!! Nous sommes finalement sortis du restaurant il était 15h30.

Pour info, voici les coordonnées du resto:

Okini
19 rue des Tourneurs
31 Toulouse

Ouvert du mardi au vendredi midi. Le vendredi soir. Et fait également salon de thé.

Quelques autres photos, pour le plaisir:



Nouveau dans ma bibliothèque: Yakitori, de Sandra Mahut.

Ce n’est vraiment pas sérieux mais je n’ai pas pu résister… Alors que Cheridoo a emballé les trois quarts de mes livres de cuisine le week-end dernier, j’ai trouvé moyen d’en acheter un nouveau hier. Bouuuuuuuuuuuuuuh pas bien du tout !

Lundi matin …l’empereur sa femme et le ptit prince sont venus chez moi pour me serrez la pince…, Grignotte étant à la halte j’en ai profité pour aller flâner en ville… qui dit « flâner en ville » dit « aller dans une ou deux librairies », et comme d’hab, le rayon cuisine ne m’échappe pas car j’aime bien voir quelles sont les nouvelles publications.

J’aime beaucoup cette collection, dans laquelle j’ai déjà un certains nombres de livre. Son format et sa couverture rigide font que le livre est facilement manipulable en cuisine (même si le mieux est d’avoir un porte-livre spécial… tiens, faudrait que je vous montre le mien).
Lorsque j’ai vu le titre, « yakitori ! », je n’ai pu m’empêcher de le prendre, de regarder la couverture de plus près, puis de l’ouvrir afin de le feuilleter. Les photos ont été réalisées par Richard Boutin, elles sont vraiment pas mal (je ne sais pas vous, mais pour moi les photos des recettes dans un livre de cuisine comptent presque autant que les recettes elles-mêmes)

Le livre nous propose des recettes japonaises classiques (n’oublions pas que « yakitori« , en japonais vient de « yaki« = »grillé » et « tori« = »volaille« ; même si aujourd’hui les brochettes japonaises ne sont pas exclusivement préparées à base de volaille) mais aussi les maki, sushi et des brochettes de fruits, à la fin.

Boulettes de poulet, crevettes, canard, saint-jacques, boeuf, végétariens… les 35 recettes sont véritablement variées et c’est vraiment une bonne chose.

Comme vous le voyez sur la couverture du livre, on y trouve la recette des yakitori de boeuf au fromage, plat culte des restaurants japonais ici en France. Je n’aime pas, mais Cheridoo en raffole, donc ce sera à tester 😉

Je n »ai essayé une recette (je ne perds pas de temps, oui oui vous pouvez le dire). Je vous en reparle très bientôt, promis !!

Omuraisu (omurice ou encore omu-rice): riz sauté au ketchup surmonté d’une omelette

Il y a quelques temps, j’ai découvert le blog o-cha to wagashi via blog-appétit et par son biais l’existance de l’Omuraisu (オムライス, omurice, omu-rice ou encore omerice. Cela viendrait du mot « omelette » associé phonétiquement à « rice »)

: du riz sauté au ketchup surmonté d’une omelette. J’ai vu dans les commentaires que ma coupine Enflammee connaissait ce plat, alors je me suis dit que cela devait vraiment être bon.

Omuraisu

Omuraisu

J’ai donc cherché une recette… et c’est évidemment sur Just Hungry que je suis tombée (promis, je ne vous en parle plus pendant un certains temps après cette recette). Quand je vous dit que c’est une véritable mine d’or 😉

Cette recette est rapide et facile à faire. Et accompagnée d’une crudité elle est parfaitement équilibrée (malheureusement, je n’avais pas de champignons à mettre dedans, il me semble qu’il y a en a dans la version originale; j’ai également omis le poulet qui aurait fait un plat trop protéiné, mais n’hésitez pas à ajouter une escalope de poulet finement coupée en cubes si bon vous semble). Alors que demander de plus ? La présence du ketchup ferait aimer presquer n’importe quel plat aux enfants, n’est-ce pas !?

Ingrédients (pour 2 personnes):

  • 300g de riz cuit (blanc ou semi-complet, j’utilise le second)
  • 2 carottes (de taille moyenne) coupées en petits cubes
  • 1 oignon émincé
  • Ketchup (1-2 cuillers à soupe)
  • 4 œufs (2 par personne)
  • Huile (ou beurre)
  • Sauce soja (facultatif)
  • Mirin (facultatif)
  • Ciboulette (facultatif)

Faites chauffer une poêle à feu moyen.
Lorsqu’elle est chaude, ajouter de l’huile ou du beurre, puis les carottes et l’oignon émincés.
Mélangez bien, puis laissez cuire jusqu’à ce que l’oignon soit translucide et la carotte tendre.

Ajoutez ensuite le riz cuit.
Brassez avant d’ajouter le ketchup.
Salez et poivrez puis dressez dans le centre des assiettes, en moulant grossièrement le riz dans une forme ressemblant à une omelette pliée en deux. Réservez.

Remettez la poêle à chauffer avec du beurre.
Pendant ce temps, battez deux oeufs avec environ 1/2 cuiller à café de sauce soja japonaise et 1/2 cuiller à café de mirin (ou simplement avec du sel et du poivre).
Lorsque le beurre est bien fondu, faites cuire les oeufs en omelette. Le milieu doit rester baveux. Repliez l’omelette puis recouvrez-en immédiatement le riz d’une des assiettes.

Faites de même avec les oeufs restant.

Mettez un peu de ketchup sur le dessus de l’omelette… puis… à table !! 🙂

Omuraisu (omurice), japanese stir-fried ketchup rice with omelette

Some time ago, I discovered the blog o-cha to wagashi via Blog-Appetit and thanks to it I discovered Omuraisu (オムライス, omurice, omu-rice or omerice. This comes from the word « omelet » Associated phonetically to « rice »): stir-fried rice topped with ketchup on an omelette. I saw that my friend Enflammée posted comments, so it makes me confident that this should be really good.

Omuraisu

Omuraisu

So I tried a recipe … and obviously Just Hungry came to my mind… (promised, I will not speak of this blog for some time aft er this recipe). I’m right when I say this is a gold mine 😉

This recipe is fast and easy to do.
And with raw vegetables it is perfectly balanced (unfortunately, I did not put mushrooms in it, it seems to me that there was in the original version and I also omitted the chicken, that would have a give too much protein in the dish, but feel free to add a chicken cutlet finely cut into cubes if you like). What more can we ask?
The presence of ketchup would make this dish a favourite one for children.

Ingredients (for 2):

* 300g cooked rice (white or semi-complete, I use the second one)
* 2 carrots (medium size) cut into small cubes
* 1 onion, chopped
* Ketchup (1 to 2 tablespoons)
* 4 eggs (2 per person)
* Oil (or butter)
* Soy sauce (optional)
* Mirin (optional)
* Chives (optional)

Heat a sauté pan over medium heat.
When hot, add oil or butter, then carrots and sliced onion.
Mix well, then let cook until onion is translucent and carrots are tender.

Then add the cooked rice.
Toss quickly before adding ketchup (it is there in order to color the rice more than something else, so don’t use too much ketchup).
Salt and pepper and then mound it in the center of plates, in a sort of a shape resembling an omelet Folded in half. Book.

Heat butter in the frying pan until it stops bubbling.
Meanwhile, beat two eggs with about 1/2 teaspoons Japanese soy sauce and 1/2 teaspoon of mirin (or simply with salt and pepper).
When the butter is melted, cook eggs. The omelet must remain slightly runny in the middle.
Fold the omelet and then immediately cover the rice with it.

Do the same with the remaining eggs.

Put a little ketchup on top of the omelet … then … eat! 🙂