Rice Krispies Squares, du croustifondant à l’état pur !

Cet article est dédicacé à Laurie (auprès de qui je m’excuse pour le délai de publicationn, j’espère qu’il te reste encore quelques marshmallows) 😉

Les Rice Krispies et moi avons une longue histoire d’amour derrière nous. Je mange ces céréales depuis que je suis toute petite; je vivais encore en région parisienne lorsque j’ai commencé à les prendre au petit-déjeuner (à savoir que j’ai quitté la RP alors que j’avais 7-8 ans).
J’aime les entendre chanter au contact de mon lait, lait qui ne doit être ni trop présent ni pas assez (je ne laisse personne le doser à ma place !).

J’aime les Rice Krispies « classiques »: burk au chocolat ! Au Canada, on les trouve également à la vanille, et depuis plus récemment aux 5 céréales. Je suis une rebelle et moi je dis « oui aux vieux Rice Krispies ».

ricekrispieschVous connaissez le nom des trois petits personnages (des elfes il me semble) ? En anglais, ils s’appelles « Snap, Crackle & Pop », en Français cela donne « Cric, Crac & Croc »… rien à voir hein; il me semble qu’en Allemagne ils se prénomment « Knisper, Knasper & Knusper mais c’est à vérifier.
Ils représentent respectivement un boulanger, un meunier et un soldat.
Ils ont été dessiné en 1933 par Vernon Grant. 1933 !!!!!!

Rice Krispies SquaresJ’aurais aimé vous montrer les différentes publicités télévisées que je vois ici mais impossible de mettre la main dessus, dommage car elles sont vraiment bien (totalement subjectif comme avis).

En plus, on peut faire pleins de recettes à partir de ces céréales de riz soufflé (comme avec les Corn Flakes), sucrées… mais aussi salées !
Ici, les variations de sucreries à base de Rice Krispies sont appelées les Rice Krispies Treats. On peut les acheter au supermarché, mais autant les faire soi-même non ?

Je vous conseille de ne pas utiliser les marshmallows colorés et aromatisés. Le mélanges de tous les parfums donnera quelque chose d’assez étrange et franchement pas très bon, donc les natures tout blanc sont parfaits pour cette recette.

Ingrédients:

  • 3 tasses (85g) de Rice Krispies
  • 30g de beurre
  • 125g de mini-marshmallows (ou des marshmallows classiques)
  • 1/2 cuiller à café d’extrait naturel de vanille (facultatif)

Faites fondre le beurre dans une casserole avant d’y ajouter les marshmallow. Mélanger bien à l’aide d’une cuiller en bois jusqu’à ce qu’ils soient complètement fondus. Retirez la casserole du feu.

Ajoutez la vanille, mélangez.

Ajoutez les Rice Krispies, brassez délicatement jusqu’à ce qu’ils soient tous intégralement recouverts.

Versez la préparation dans un plat rectangulaire. Aplanissez le dessus à l’aide d’une spatule légèrement graissée. Laissez refroidir (et donc durcir) puis coupez en rectangles.

Rice Krispies Squares

C’est meilleur mangé le jour même, mais cela peut se conserver un peu dans une boîte hermétique.

Okonomiyaki à la poitrine fumée façon Kaori Endo

Si vous avez la chaîne Cuisine TV (et que vous la regardez régulièrement), je suis certaine que vous n’êtes pas passé à côté de l’émission qui a débuté en janvier: Ma Cuisine Japonaise.

Vous savez certainement qu’en France, à mon plus grand désespoir, je n’avais pas cette chaîne (uniquement dispo via le câble et le satellite). Cependant, j’avais vu les teasers avant notre départ chez mes beaux-parents, dégoûtée de ne pas être là pour les voir (cela commençait une semaine après notre départ).

Une Japonaise à ParisElle est présentée par Kaori Endo, Japonaise de son état. J’avais d’abord entendu son nom via le livre qui est sorti fin 2008: Une Japonaise à Paris. Je l’ai feuilleté à plusieurs reprises, pensant me l’offrir de la part du Papa Noyel, mais Cheridoo me répétant « on a déjà rempli les cartons de livres… si tu pouvais arrêter d’en acheter encore d’autres, ce serait bien ! » donc je ne l’ai finalement pas acheté.

Mon amie Paola me disait beaucoup de bien de cette nouvelle émission qu’elle regarde toutes les semaine. Même ma belle-soeur, que je ne savais pas regarder Cuisine TV, m’a fait l’éloge de cette mignonne Japonaise dans le petit écran, qui ne fait pas que des sushi et des yakitori. Arf !

Grâce à Taliashka via le forum de la chaîne, j’ai appris que je pouvais voir les recettes en vidéo. YeAaAaAH. J’ai ainsi eu accès à celles qui étaient en ligne. Et savourer moi aussi, dans mon petit coin du Canada, la maladresse et la gêne de cette non-habituée des caméras.
Elle propose aux téléspectateurs des recettes de tous les jours, et ça c’est bien car nous avons encore beaucoup d’a priori sur la cuisine japonaise (sisi).

Igname

Igname

Le truc en plus dans sa recette par rapport à celle que je fais d’habitude ?? L’igname !! Elle râpe finement la tubercule et l’intègre à la pâte. Elle explique que cela permet de rendre la pâte plus légère. Qui l’eu cru ? A défaut d’igname, on peut mettre de la pomme de terre (comme l’a fait Léticia) ou tout simplement l’omettre.
L’igname est souvent confondu en Amérique du Nord avec la patate douce. Il faut dire que physiquement elles se ressemblent énormément, hormis le fait que la patate douce se distingue par sa couleur orange. En anglais, on l’appelle tout simplement « yam » (d’où les « yam tempura »).

Okonomiyaki à la poitrine fumée

Résultat ? Incomparable ! C’est encore plus moelleux et aérien. Je remarque qu’il y a de la levure et que je n’en mettais pas jusque là, ça joue très probablement aussi.

Ingrédients (pour 2 okonomiyaki):

  • 100 ml de dashi (OU 100ml d’eau tiède + 1/2 cuiller à café de dashi-no-moto) OU 100ml d’eau)
  • 1 pincée de sel
  • 2 oeufs
  • 100 g de farine (ou de farine à okonomiyaki si vous en trouver)
  • 1 cuiller à café de levure chimique
  • 40g d’igname (si vous en trouvez pas, remplacez par de la pomme de terre)
  • 200g de chou chinois émincé (à défaut, du chou blanc émincé très finement)
  • 100g de poitriné fumée en lanières
  • Ao-nori* (nori en paillettes)
  • Copeau de bonite séchée* (katsuoboshi)
  • Sauce à okonomiyaki* (ou sauce barbecue)
  • Mayonnaise*
  • Beni-shoga*

* facultatif (mais rend le tout nettement meilleur, à mon goût)

Commencez par mélanger les oeufs battus avec le dashi et le sel.

Ajoutez délicatement la farine et la levure préalablement tamisées puis fouettez jusqu’à obtention d’une pâte homogène.

Rajoutez le chou émincé. Mélangez.

Epluchez et râpez finement l’igname avant de l’ajouter à la pâte. Mélangez.

Faites chauffer un peu d’huile végétale dans votre poêle. Formez une galette avec la moitié de la pâte. Ajoutez les lanières de poitrine fumée sur l’okonomiyaki puis laissez cuire quelques minutes (environ 5). Retournez délicatement la galette à l’aide d’une spatule qui vous aidera à appuyer légèrement dessus; prolongez la cuisson.

A l’aide de votre spatule, retournez l’okonomi dans votre assiette afin que la partie avec la garniture soit sur le dessus. Ajoutez la sauce à okonomiyaki (personnellement j’en mets très peu que j’étale avec un pinceau culinaire), la mayonnaise, le gingembre et le nori en paillettes (tout cela est facultatif, mais rajoute vraiment un plus).

Faites de même avec le reste des ingrédients pour la seconde okonomiyaki.

Okonomiyaki, gros plan

Dégustez chaud !

Okonomiyaki

Agedashi-dôfu, tofu frit en bouillon parfumé

Ce bouillon résume pour moi un des meilleurs mariage de saveurs du Japon: le mélange sauce soja/dashi*/mirin/sucre/gingembre !

Aujourd'hui, je cuisine JaponaisJ’ai découvert cette recette dans l’excellent livre d’Harumi Kurihara: Aujourd’hui, je cuisine japonais (oui, encore lui ! Mais comme je l’ai trouvé à la bibliothèque (en anglais, cependant) près de chez moi, j’ai noté plusieurs recettes et vous en reparlerai donc).
Je ne possède donc malheureusement pas ce livre, mais mon amie Sophie me l’avait apporté afin que je le feuillette lors de sa visite à Toulouse la première fois. Elle savait bien que j’y trouverai mon bonheur (je lui avais dit feuilleter le livre à chaque visite en librairie, mais toujours prise par le temps ne jamais l’avoir regardé en profondeur).

J’adore le tofu. Cela peut paraître étrange car beaucoup de personnes ont un certain a priori sur cet aliment blanc à base de soja et à la texture un peu bizarre, mais moi j’aime beaucoup (et pourtant je n’aime pas tellement le soja. Cherchez l’erreur).
Tofu frit en bouillon aromatiséDans cette recette (que l’on trouve également orthographiée « agedashi-tofu« ), il est frit puis servi avec une sauce savoureuse. La fécule rend le tofu croustillant à l’extérieur mais le laisse terriblement moelleux à l’intérieur.

Vous pouvez être certain qu’ici (puisqu’en France les restaurants ne proposent pas ce plat, sauf quelques exceptions Rue Sainte-Anne à Paris) je commande SYSTEMATIQUEMENT de l’agedashi-dofu lorsque nous allons au restaurant Japonais. Miam !

N’ayant jamais goûté l’agedashi-dofu (aguédashi-dofou) avant de le faire moi-même, j’avais mis beaucoup de sauce ! Je remarque ici qu’en fait il y en a un peu au fond du bol, juste suffisamment pour assaisonner le tofu. Cependant, c’était tout de même délicieux !

J’ai cependant omis quelques ingrédients qui étaient introuvables et pas indispensables.

Comme pour toute friture, je vous conseille d’utiliser l’huile de colza.

Ingrédients pour 4 personnes:

  • 400g de tofu
  • Fécule de pomme de terre ou de maïs
  • Huile pour friture
  • 20cl de dashi (ou 20cl d’eau bouillante avec du dashi-no-moto)
  • 2 cuillers à soupe de mirin
  • 2 cuillers à soupe de sauce soja
  • un peu de sucre en poudre
  • un peu de sel
  • gingembre râpé
  • daïkon râpé (facultatif)
  • Oignon blanc ou ciboulette, finement émincé

Egouttez le tofu, enroulez-le dans du papier absorbant. Mettez-le entre deux poids afin de rendre celui-ci plus apte à la friture.

Coupez-le ensuite en 4 (ou 8 selon la taille que vous préférez) morceaux égaux. Séchez-le à nouveau avec du papier absorbant puis enrobez chaque morceau de fécule.

Agedashi-TofuChauffez l’huile de friture à 170°C. Lorsque la température est atteinte, plongez délicatement le tofu. Il est prêt lorsqu’il devient doré et qu’il rissole. Sortez-le doucement et égouttez sur du papier absorbant afin d’ôter le surplus d’huile.

Mélanger la sauce soja avec le dashi, le mirin, le sucre et le sel dans une casserole afin de porter le tout à ébullition. Remuez de temps en temps afin de bien dissoudre le sucre et le sel dans le liquide.

Répartissez le tofu dans 4 bols, nappez d’une petite quantité de sauce chaude puis servez garni de daikon et de gingembre râpé ainsi que d’oignon nouveau (ou de ciboulette très finement émincée).

Agedashi-tofu

Bento #2: quand l’Amérique du Nord rencontre la France !

Note: désolée pour la boulette du postage d’article sans photos… c’est réparé 😉

Deux jours de formations avec petit-déjeuner et déjeuner inclus, journées speed avec un « je me débrouillerai avant de partir » font que le second bento n’arrive qu’une semaine après le premier. ARF ! Mais bon c’est comme ça, nous prendrons le rythme quotidien petit à petit (en plus, ici c’est Spring Break mais sans Cabo ni Copa Cabana, juste deux Trollettes en vacances, sous la pluie légendaire de Vancouver nous bloquant à la maison all day long).

Cheridoo ADORE le saucisson sec (et a transmis ça à ses filles), il peut s’en manger un entier en un temps record à lui tout seul. Pour moi, c’est trop gras (c’est morceaux blancs là, ça me dégoûte quelque peu). Nous avons trouvé au Marché de Granville Island une super charcuterie (qui vend également du fromage; je vous en reparlerai sans doute plus en détails plus tard) artisanale, qui vend donc ce produit qui lui manque de France (ce n’est pas fréquent, la charcut’, ici). Alors il s’en est acheté (c’est un réel plaisir car ce n’est pas donné). Il fait attention et le mange avec parcimonie en le dégustant. Petite tranche par petite tranche.

Ce bento est fait très rapidement, de restes. Je n’en suis pas fière du tout car ce n’est absolument pas équilibré, mais je vous le montre tout de même. C’est mon mari qui se l’est préparé.

Bento #2

Des Mac’n’Cheese, les fameuses pâtes (des macaroni en l’occurence) au fromage tellement appréciées des Américains (et de Grenouille et Grignotte, cette dernière m’ayant demandé par deux fois de la reservir; elle aura deux ans vendredi).
Fleur de FromageQuelques fleurs de fromage pour faire joli (parce que je suis une fleur bleue dans l’âme).
Il s’est cuit un reste de boeuf haché que j’avais assaisonné (gingembre en poudre, paprika, thym) afin de faire des hamburgers aux Trollettes afin d’agrémenter un peu les pâtes.

Fleur de CoppaCheridoo a voulu une tranche de pain de campagne (fait maison, car y’en a marre du pain de mie, aussi bon soit-il), quelques rondelles de son précieux saucisson sec.
Une rose faite en coppa de sanglier.

Deux baran (les séparateurs) de feuilles vertes, parce que vraiment cela faisait trop monochrome à mon goût (lui, il s’en fiche éperdument).

Quelques baby carrots pour le croquant et les légumes (Cheridoo n’est pas du tout anti-légumes, mais s’il n’en a pas ça ne le dérange pas. L’est pas chiant à ce niveau. Mais quand même, il faut bien ne pas manger trop n’importe quoi).

Bento #2 Mac'n'Cheese

Vendredi il aura très certainement droit à des sushi dans son bento puisque je fais un atelier cuisiner avec ma Cop’ Jennifer (notre deal: elle m’apprend le footing, je lui apprends la cuisine japonaise).

Bento2 fermé Bento #2

Bento number 1 pour Cheridoo: Curry Japonais

Ca y est, le grand jour est arrivé: Mmercredi 11 Mars a marqué le début de la saga bento pour Cheridoo: il dispose du grand luxe au boulot (frigo, four/toaster, micro-ondes) donc pas d’excuse pour aller manger chez Subway plutôt que la Popotte préparée par sa Chérie avec Amouuuuuuuur 😉

Je mange donc toute seule le midi, c’est trop triste, je n’aime pas ça du tout. Mais c’est la vie. Alors du coup, c’est bento pour tout le monde, même pour moi qui mange à la maison. Ainsi, je contrôle mes proportions. J’espère que cela m’aidera dans mon objectif minceur, je pense que oui car j’équilibre quand même le tout au maximum (avec un pointe de gourmandise, cela dit). Hey d’ailleurs vous savez quoi ? Je m’essaye au footing… dur dur !

Bento TotoroNous avions acheté nos bento via eBay (comme beaucoup de monde en France je pense) il y a quelques temps déjà (Noël 2007 ??). Chéri a un magnifique bento Totoro. Nous adorons Tonari No Totoro aka My neighbourg Totoro alias Mon Voisin Totoro. Les baguettes sont incluses sous le couvercle et il est compartimentable. C’est un bento deux-tiers (deux compartiments), qui a la chance d’aller au micro-ondes.

Pour ce premier bento de grands (ceux de mes filles sont composés différemment, mais pas encore pris le temps de les photographier), j’ai décidé de faire dans le Japonais (ça vous étonne, n’est-ce pas !) et de terminer ma boîte de Curry Japonais (karē).

Accompagné d’une petite salade de crudités, un strudel aux pommes (acheté tout fait, bouuuh) en dessert. Et voilà un repas complet pour mon Cheridoo.
Curry japonais

« Il a quoi de spécial, ce curry nippon ? » Et bien déjà, il est présenté comme une tablette de chocolat: de gros carrés que l’on détache à la main et que l’on émiette ensuite. Il est très populaire au Japon, rapide et facile à faire. Les légumes de base sont l’oignon et la carotte (et la pomme de terre) et sont agrémentés de viande (porc, boeuf ou poulet), mais on peut y mettre un peu ce que l’on veut.
La première fois que j’ai testé, j’ai simplement suivi la recette de la boîte en divisant la quantité d’eau par deux (car je n’utilisais que la moitié de la boîte) et en omettant la viande car je n’en avais pas sous la main. Cette fois, j’ai un peu plus « élaboré » puisque j’ai rajouté du gingembre frais, du poivron rouge et du poulet. Ainsi c’est un plat complet, puisqu’accompagné de riz.

D’ailleurs, le Curry Japonais existe sous trois formes principales:

  • Accompagné de riz blanc (karēraisu)
  • Accompagné de udon *de larges pâtes à base de farine de blé* (karē-udon)
  • Fourré dans du pain (karē-pan)

Un autre plat très populaire (j’ai pu le voir en restaurant ici) c’est le karē-katsu: du tonkastu *porc pané* nappé de sauce au curry. Cheridoo a testé, ce n’était pas mauvais selon lui (mais assez lourd).

Golden CurryCe curry est sucré, on sent moins la présence des épices que dans le curry Indien par exemple. Cependant, il existe en version « mild » (normale) ou « hot » (qui piiiique). La sauce est syrupeuse, assez épaisse et d’un brun caramel.
La marque la plus connue est sans doute Golden, mais il en existe d’autres.

Ingrédients:

  • 1 escalope de poulet d’environ 200g
  • ½ oignon (ici ils sont énormes)
  • Gingembre frais, râpé (la taille d’une petite noisette)
  • 1 poivron rouge, coupé en dés
  • 1 ou 2 carottes (selon la taille), coupées en dés
  • 310ml d’eau
  • La moitié d’un paquet de Golden Curry

Pelez et émincez l’oignon.
Détaillez le poulet en dés pas trop gros.

Dans une sauteuse, faites revenir l’oignon, le poulet et le gingembre râpé dans un peu d’huile (ou de beurre). Lorsque l’oignon est translucide, ajoutez le poivron et les carottes. Remuez afin de mélanger tous les ingrédients.

Ajoutez l’eau.
Portez à ébullition puis laissez mijoter (après avoir baissé le feu) pendant 10 minutes.

Emiettez les cubes de Curry, mélangez bien afin que le Curry soit parfaitement dissout, puis laissez à nouveau mijoter durant 5 minutes.

Servez avec l’accompagnement que vous aurez choisi.

Bento #1

bento1-saladeComme je le disais, j’ai accompagné le bento d’une salade de crudités:

-> laitue coupée

-> grains de maïs

-> tomates cerises

-> fleur de carottes.

Alors, ça fait quoi d’être une Française qui cuisine dans l’Ouest du Canada ?

Et oui, cela fait maintenant presque deux mois que ma Tribu et moi avons posé nos pieds sur le sol Vancouverite (à Vancouver, sans « s » ni « t » à la fin) pour le début de notre nouvelle vie à l’autre bout du Monde (ben oui, parce que chez moi, le Monde il a plusieurs bouts malgré sa rondeur).

Alors, ça fait quoi ? Et bien, je crois qu’en fait je suis exactement là où je devais être… exactly where I was meant to be… Cette sensation d’être vraiment là où on appartient.

Premier changement majeur, évidemment, c’est la langue. Le Canada est officiellement bilingue, mais ne vous leurrez pas trop les cocos: ce n’est qu’en apparence. Environ 1% de la population habitant à Vancouver se considère comme étant bilingue anglais/français. Plus du tiers de la population est immigrante, à majorité écrasante provenant d’Asie. Alors je trouve avec une facilité qui me déconcerte presque des ingrédients pour cuisiner Japonais (mais aussi Chinois, Coréén… et Indien), je ne vais pas m’en plaindre !

Surtout que mes Trollettes ADOOOOORENT manger japonais, vraiment. La petite (qui aura deux ans d’ici quelques jours) adore par exemple les sashimi de saumon; sa grande soeur, elle, se régale d’inarizushi. Elles sont au Paradis ici (en plus, j’ai réinvesti dans un nouveau Rice Cooker, yeaaaah) !

GyozaBientôt je vais refaire des gyoza (clin d’oeil à Requia) et je vais pouvoir congeler le surplus.
J’ai découvert que nous pouvions faire  des gyoza végétariens (aux légumes), au porc (les classiques), et même garnir un okonomiyaki avec des gyoza (truc de dingue, et délicieux !). Et puis comme Requia l’a fait, au poulet pourquoi pas ! Comme toujours, on part d’une base et on en fait qu’à notre tête.

Depuis  un peu plus d’une semaine (début Mars), mes filles mangent à la preschool de la grande le midi et il me faut fournir le lunch, donc leur bento boxes sont enfin rentabilisées ! Mais comme je le disais en commentaire, je ne fais pas trop trop de belles présentations car la directrice met dans une assiette pour réchauffer donc tout est détruit.
Je commence enfin à prendre le pli pour ne pas y passer un temps fou, mais j’ai encore du mal avec les quantités correspondant à mes Trollettes. Ce n’est pas si simple qu’il n’y paraît. Mon mari a commencé à travailler et part alors qu’elles dorment encore; donc le matin c’est la course car il me faut les réveiller, habiller, donner le ptit dej’ (et s’assurer qu’il est pris !), préparer le repas du midi et l’emballer; et idem pour moi. Tout ça en moins d’une heure. Tic Tac Tic Tac…
Cheridoo a commencé à bosser et lui aussi va déjeuner sur place (fini le temps où il rentrait manger tous les midis à la maison!), donc lui aussi aura le droit à son bento préparé avec amour ! Je pense que moi aussi, du coup, même si je mange à la maison. Rien que pour m’aider à gérer mes proportions dans mon objectif amincissement cela me sera d’une très grande aide (je cherche des sites et témoignages à ce sujet, d’ailleurs).

Je vous en reparle très bientôt !

4L de LaitDans notre nouvel appart (car oui, en deux mois nous avons déjà déménagé), j’ai de véritables four et frigo/congel’ nord-américains. GRANDS ! Immenses même. La porte de mon frigo peut contenir sans problème la bouteille de 4litres de lait (oui, tu as bien lu: 4 litres), une bouteille de 2litres de coca (ça c’est pour Cheridoo), des bouteilles de jus d’orange, de vinaigrette, la mayo etc. Du coup, mon frigo me semble toujours vide alors que non, il est juste grand.

Quelques différences notables dans les produits que l’on a ici:

  • Pas de knakis à proprement parler. Mais pleins de saucisses qui y ressemblent. Cependant, alors qu’en France nous avons le choix entre porc ou poulet, ici nous trouvons des « knakis » de porc, de boeuf (!!), de dinde…
  • Les Nord-Américains adorent le bacon ! Mais pour les personnes ne mangeant pas de porc, nous trouvons du bacon de dinde.
  • La crème fraîche est méconnue ici, mais il est possible d’en trouver cependant. A la place, la sour cream (crème sûre pour nos amis de l’Est, au Québec).
  • Le surimi n’est pas vendu en bâtonnets, mais en morceaux.
  • Les crevettes sont vendues généralement décortiquées (la queue est laissée) et déveinées. Je n’ai pour le moment pas vu de crevettes « entières »; et la plupart du temps elles ont préalablement été congelées.
  • Au pays du Cheddar tu es. Cheddar orange, Cheddar blanc, Cheddar marbré orange en blanc, Cheddar en bloc, Cheddar râpé, Cheddar en toastinette…. On se croirait en Angleterre 😉
    Au rayon fromages, nous trouvons énormément de mélanges de fromages déjà râpés: pour pizza, pour tacos, parmesan en petits bâtonnets prêts à être saupoudré sur votre salade etc. De plus, la mozarrella n’est pas une boule molle et flottant dans de l’eau mais une boule (ou pas) ferme.
  • Le lait est vendu selon le pourcentage de matière grasse (1% pour le lait écrémé, 2% pour le demi-écrémé et 3,25% pour le lait « entier »); il existe aussi de la crème à fouetter pour la chantilly, du half & half (moitié/moitié de lait et de crème). Connaissent pas l’UHT.
  • Les oeufs ont leur coquille qui est blanche (mais on trouve également des oeufs bruns).
  • Le fameux Philadelphia est roi. Il existe en « normal », mais aussi fouetté, et aromatisé (herbes, poivre, saumon fumé, jalapeno, moins de MG etc.). C’est notre nouveau Boursin/St-Morêt ! La célèbre marque de cream cheese propose même une gamme de « dipping sauce », qui comme son nom l’indique est utilisée pour les trempettes (de légumes crus, de chips etc).
  • … A être complété…

Alors, ça fait quoi d’être une Française qui cuisine dans l’Ouest du Canada ? Et bien ma foi, c’est une nouvelle façon de voir les choses, il faut s’adapter à des ingrédients différents sans chercher à retrouver exactement les produits utilisés en France car après tout, nous ne sommes pas venus recréer la France ailleurs. On profite de la pluriethnicité de la ville pour tester pleins de produits (il faut que je vous parle du saumon !!), pour goûter à des choses qui peuvent paraître étranges… mais on fait aussi un bout de ses racines dans son nouveau pays (hmmm un gratin dauphinois, du hâchis parmentier !) car cela ne change pas qui nous sommes.

FrigoPhiladelphia cheesesDairy Queen Chocolate Sundae