Nouilles somen en bouillon japonais et ses champignons Enokitake

Avec le nouveau livre de ma bibliothèque consacré aux ingrédients de la cuisine Japonaise, je n’ai plus aucune excuse pour ne pas tester ces produits « bizarres » que je trouve ici. Le problème que je rencontre c’est que dans le magasin je me dis « tiens, du XXXX, chouette j’en ai besoin dans certaines recettes », puis j’oublie et lorsque je me décide à faire la dite recette je ne sais plus dans quel épicerie j’avais trouvé l’ingrédient: typique !

EnokiJe vois quand même un immense avantage à vivre à Vancouver, ville comptant près de 33% de sa population venant tout droit d’Asie (et donc du Japon): pleins de produits que je ne trouvais pas en France, frais. C’est le cas pour les champignons. Je trouve des Shiitake frais (moi qui pensais que finalement ces champignons ne devaient être consommés que séchés puisqu’introuvables autrement) par exemple.
Dans mes livres de cuisine japonaise, j’ai croisé à plusieurs reprises des champignons étranges, semblant tout droit sortis d’une autre planètes: les enokitake, plus souvent appelés « enoki » ou encore « yukino shita« .
J’adore comment sonne ce sont… « énokitaké », ça danse…

J’ai donc choisi une des deux recettes proposées par Kimiko Barber. J’aime beaucoup beaucoup les nouille somen en bouillon (la première fois que j’ai goûté à ces fines nouilles de blé japonaise, c’était à Paris chez mon amie Aurore; elle les préparait alors avec des morceaux de poulet dans un bouillon: un régal !).

Elle nous indique que depuis quelques temps, l’enoki a détrôné le shiitake en tant que champignon préféré des Japonais (plus de 100.000 tonnes sont cultivées chaque année).

Comme vous le voyez (malgré la mauvaise lumière de ma photo, je m’en excuse), ces champignons sont presque blancs et ont de loooongs pieds fins.

Bonne nouvelle pour les personnes qui font attention à leur ligne: les enokitake sont sans calories et très riches en fibres (yeaaaah) et un important taux de protéines (près de 5%).
Tout comme le tofu, ces champignons n’ont pas vraiment de goût propre mais absorbent les saveurs des aliments qui les accompagnent. C’est donc un champignon que l’on peut utiliser avec tout.

Son utilisation principale dans la cuisine japonaise est le shabu-shabu, que l’on pourrait qualifier de fondue japonaise (à base de bouillon). Il rentre aussi dans la composition du sukiyaki, une recette de boeuf finement tranché qui est mijoté.

J’ai divisé les proportions par deux car j’étais la seule à en vouloir ce soir-là (et j’en avais vraiment envie ! sinon c’est tout le monde mange pareil), et cela m’a fait deux repas… Je vous mets malgré tout les ingrédients dans leur proportion originelle. Pour garnir, Kimiko Barber indique un ingrédient que je n’avais pas (un de ces fameux ingrédients que j’ai vu… quelque part, sans me souvenir où !). A la place, j’ai saupoudré de sésame et d’aonori (paillettes de nori)

Ingrédients pour 4 personnes:

  • 100g d’enokitake
  • 400g de nouilles somen
  • 500ml de dashi (ou 500ml d’eau + 1 cuiller à café de dashi-no-moto)
  • 1 cuiller à café de sel fin
  • 4 cuillers à soupe de sauce soja claire
  • 2 à 3 cuillers à soupe de mirin

Faites bouillir une importante quantité d’eau dans une casserole avant d’y ajouter les nouilles somen.
Ajoutez un verre d’eau froide et portez à nouveau à ébullition avant d’éteindre le feu.
Mettez les nouilles dans une passoire et passez-les sous l’eau froide.
Egouttez bien puis réservez.

Coupez les pieds des enokitake puis émincez-les grossièrement.

Dans une casserole, faites chauffer le dashi avec le sel, la sauce soja et le mirin: cela ne doit pas bouillir.
Ajoutez les nouilles ainsi que les champignons.
Faites cuire pendant 2-3 minutes.

Répartissez équitablement dans 4 bols.

Enoki Somen

Dégustez 🙂

Bento sakura: ma participation au 1er concours de FrenchBento

J’adoooooooooooore Mook et je ne m’en cache pas 😉 Alors lorsque j’ai vu qu’elle organisait un concours de paire avec la boutique Bento&Co sur le thème: Bento de Printemps, mon cerveau a commencé à fuser dans tous les sens !

Le printemps… ok… le printemps… bon, ici à Vancouver on alterne jours très beaux et parfois même presque chauds et jours d’averses (ou demies-journées pluvieuses). Alors le printemps je n’en ai qu’une vague idée…

J’essaie de mettre Cheridoo à contribution pour glâner quelques idées (parce qu’en cuisine, il a tout de même souvent de bonnes idées bizarres) mais je n’ai pour réponse qu’un vague « ce n’est pas moi qui cuisine ». ARF !

Et puis finalement… dans le bus, je ne sais plus comment ça vient dans la conversation, mais il me dit que faire un bento sur le thème des cerisiers en fleur, véritable institution au Japon, ne serait pas une mauvaise idée. Et là, mon cerveau est parti en pleine ébullition: sakura… sakura… un arbre en shiitake et gari, un soleil en tamagoyaki, quelques fleurs de carotte… J’avais là l’essentiel. Etant dans le bus, et de peur de perdre mes idées, j’ai sorti mon superbe agenda Moleskine afin de gribouiller l’essence de ce que j’avais en tête.

D’habitude, jeudi matin rime avec Atelier Pâtisserie avec Nathalie, mais pas cette semaine (et oui, y’en a qui fêtent joyeusement leurs 8 mois de mariage à l’hôtel, et donc ne sont pas opé le lendemain matin: chanceux :D), les filles étant à la preschool le matin, me voici pleine d’espoir pour la réalisation de ce bento !

Après quelques déboires au niveau courses (il me manquait des oeufs et le gari), après m’être aperçue que j’avais oublié de programmer le rice cooker comme prévu pour qu’il se lance tout seul… me  voilà partie !

J’avais déjà fait tremper les shiitake (séchés) la veille, et les avais émincés; comme ça je n’avais plus qu’à les cuire (et ai donc économisé une heure de trempage). Recette à venir sous peu.

Voici la première version de ce bento de printemps:

Bento, première version

Il me plaisait vraiment bien, mais j’étais turlupinée par le manque flagrant de protéine, malgré les nuages en poisson au lait de coco. Au départ, le soleil devait être une belle tranche de tamagoyaki mais j’ai merdouillé et ce n’était pas utilisable comme je le souhaitais au départ, il m’a donc fallu trouver une solution, et le poivron s’est imposé. J’ai donc remplacé le « corps » du soleil par des morceaux de tamagoyaki, qui assemblés ne rendaient pas si mal que ça. J’ai également rajouté des « feuilles » de poivron vert, car je trouvais que mes fleurs ne faisaient pas terminées.

Voici ce que ça donne:

Version finale

Mon homme a les idées mal placées, vous voyez sans doute pourquoi… arf tant pis je n’ai pas changé ça pour autant.

Pour une première, ce n’est pas si terrible que ça. Je me suis bien amusée en tout cas (malgré le stress).

PS: cliquez sur les images pour les agrandir.

Alors si ça vous dit, vous avez jusqu’au 2 juin pour participer, n’hésitez pas ! Voici plus d’infos.

The Japanese Kitchen, de Kimiko Barber; ou comment accomoder les ingrédients Japonais

Je suis faible… j’ai encore craqué ! Pourtant il y a de quoi dissuader lorsque l’on voit le prix des livres de cuisine ici (pour le moment, je n’en ai pas trouvé à moins de $25 canadiens). Mais il en faut plus que cela pour m’arrêter ! Je suis certaine que Requia se laisserait bien tenter par celui-ci elle aussi 😉 (oui je sais, je ne suis qu’une viiiilaine tentatrice!)

Sushi, Préparations et RecettesMon dernier achat de livre de cuisine se tourne évidemment vers la cuisine Japonaise.
Je vous ai déjà parlé de Kimiko Barber car j’ai son excellent livre sur les sushi (que je vous recommande toujours autant, c’est un de mes livres préférés).

The Japanese KitchenCelui-ci s’intitule « The Japanese Kitchen: A Book Of Essential Ingredients With 200 Authentic Recipes« .

Une véritable encyclopédie des ingrédients utilisés en cuisine Japonaise; il en détaille une centaine. Chacun est accompagné de photos (en couleurs) ainsi que d’au moins une recette.

Kimiko Barber commence évidemment par le riz mais n’oublie pas l’histoire, la religion et tout ce qui fait la richesse du Japon.

Dans ce livre figurent des ingrédients dont je ne soupçonnais même pas l’existence, comme l’hijiki qui est une plante marine (par exemple).

Pour chaque ingrédient, l’auteure nous indique d’où il provient (si c’est une plante comment elle pousse…), les bénéfices pour notre santé, les utilisations culinaires, à quoi cela ressemble, comment le conserver et la ou les recettes.

Après une première partie introductive d’une vingtaine de pages, le livre est organisé par famille d’ingrédients afin de mieux s’y retrouver:

  • Rice and beans
  • Noodles
  • Vegetables
  • Mushrooms
  • Tofu & Tofu products
  • Seaweed & Seaweed products
  • Fish & Shellfish
  • Fish roes, product & pastes
  • Meat &Poultry
  • The store cupboard
  • Fruits & Nuts
  • Herbs & Spices
  • Sauces & Seasonnings
  • Drinks & Confectionery

Suite à quoi Kimiko Barber nous propose des adresses utiles et un index de plusieurs pages.

Le seul point négatif qui peut être un frein pour certain(e)s est que le livre est en anglais. Je ne lui ai pas trouvé de traduction française pour le moment (si?). On le trouve évidemment sur Amazon.

Excellent investissement 🙂 Décidément, Kimiko Barber est en voie de devenir ma meilleure alliée dans mon but vers la cuisine japonaise !

Dorayaki, pancakes japonais fourrés à la pâte d’azuki sucrée

Je suis en retard, encore ! Enfin non, car à mon fuseau horaire il est 11h48 vendredi 1er mai donc je suis dans les temps pour ma deadline. OUF !

Drapeau JaponaisJe suis… le Japon, dans le tour du Monde en 232 recettes de Mamzelle Gwenn. C’est toute une histoire car lorsque j’ai contacté Gwenn pour participer, il n’y avait déjà plus de places. Puis quelques temps plus tard elle me renvoie un email me disant qu’une place se libère puisque quelqu’un s’était inscrit deux fois… et m’a attribué le Japon ! Sur le coup je me suis dit « pas de hasard », mais j’avoue que j’aurais aimé que le hasard me surprenne et m’envoie ailleurs. Juste parce que (si vous me lisez régulièrement vous le savez) le Japon est un peu mon pays de prédilection, celui dont j’apprends la cuisine, que j’aime par-dessus tous les autres. Alors…. j’aurais aimé découvrir quelque chose que je ne connaissais pas !

Tour du Monde en 232 Recettes

Cependant, ce fut tout de même un challenge car je ne voulais absolument pas participer avec une recette déjà proposée, déjà aimée, je voulais du neuf. Aïe.

D’ailleurs je tiens à remercier Makiko pour son infinie patience sur ce coup car je l’avais sollicitée pour me proposer des plats (ben oui, pour moi, Maki est LA Japonaise qui cuisine de référence). Elle m’a proposé pleins de plats supers, mais déjà appréciés et cuisinés régulièrement à la maison 😉

DorayakiFinalement, j’ai opté pour une douceur sucrée: Les dorayaki (rien à voir avec Dora l’exploratrice, soit dit en passant). Ce sont des pancakes sur lesquels on étale une confiture d’azuki (sorte de petits haricots rouges) et que l’on assemble comme un sandwich. L’anko, cette pâte d’azuki sucrée, n’est en soit pas du tout complexe à confectionner mais j’avoue que pour cette fois j’ai choisi la facilité et j’en ai achetée de la toute prête (bouuuuh).

Je ne sais pas cependant si je la referai un jour…Ou alors j’essaierai la recette de Léticia qui me semble mieux que celle que j’ai réalisée. En effet, ce sont des étouffes-Chrétiens, les pancakes sont vraiment lourds et un peu trop denses à mon goût. Sachant que l’anko est relativement sucrée et sèche également, c’est bon mais un suffit à rassasier. Je m’attendais à plus de moelleux.

Ingrédients:

  • 130g de sucre en poudre
  • 3 oeufs
  • 150g de farine tamisée
  • 3 cuillers à soupe d’eau
  • 1/2 cuiller à café de bicarbonate de soude
  • Anko

Mettez les oeufs et le sucre dans un saladier, fouettez jusqu’à ce que le mélange devienne mousseux.

Dissolvez le bicarbonate de soude dans l’eau avant de l’ajouter à la préparation. Mixez bien.

Petit à petit, ajoutez la farine tamisée.

Chauffez une poêle anti-adhésive. Faites cuire les pancakes par cuillerée; retournez lorsque cela commence à buller.

Lorsque toute la pâte est cuite, laissez refroidir puis tartiner la moitié des pancakes avec l’anko. Formez les sandwiches avec les pancakes restant.

Dorayaki