Marmelade de myrtilles

²Parfois, je me dis que je suis complètement FOLLE. Ce pour pleins de raisons, mais là parce que la manie Nord-Américaine d’acheter en très grosses quantités commence sérieusement à déteindre sur nous.

Ca commence par les céréales pour le ptit-dej’: adieu les paquets de 375g français, bonjour les sachets d’1kg (ou les jumbo packs de 750g) !

Puis on fait pareil petit à petit avec la viande. On n’achète plus les escalopes de poulet par deux ou quatre, mais par dizaine et on congèle. Plus de viande de boeuf hachée de 300g, mais un paquet de 2,5kg divisé en plus petites quantités congelées également.

Et là… là… on a fait fort avec une boîte de 4 livres de myrtilles fraîches pour 9$99 canadiens (approx. 1,8kg pour 6€50). Je ne suis pas fan de baies en général, ni de fruits rouges (sauf des fraises dont je raffole). Sauf d’une façon: en confiture/gelée/marmelade.

Alors devinez ce que sont devenues toutes ces myrtilles ? De la marmelade évidemment (parce que nous n’aimons pas trop les morceaux, j’ai écarté l’idée de la confiture) !

Marmelade de Myrtilles et BagelLarousse des ConfituresJ’ai donc resorti mon Larousse des Confitures (je vous ai déjà dit que la plupart de nos cantines étaient remplies de mes livres, que ce soit de cuisine ou tous les autres ? non ? mon mari était supra heureux, je vous laisse imaginer).

Après de savants calculs en croix, j’avais toutes mes proportions de prêtes pour débuter.
Je ne remercierai jamais assez le Père Noël qui, par le biais de ma Mamounette, m’a offert il y a quelques années un super thermomètre de cuisson, qui peut entre autre servir pour les confitures (tellement plus facile de vérifier la cuisson avec un thermomètre qu’avec une assiette froide, selon moi).

J’ai obtenu 7 pots de 250g, de quoi en avoir tout au long de l’année, et en offrir quelques uns.

Je vous donne les proportions de base donnée dans le livre, à vous d’adapter par rapport à vos quantités (je suis certaine que vous avez des restes sur les notions de comment effectuer un produit en croix).

Marmelade de Myrtilles

Oops je viens de me rendre compte que j’avais complètement omis le jus de citron. Je me rends compte qu’il est noté dans la liste des ingrédients mais n’apparaît nulle part dans la procédure (d’où l’oubli). Cependant, cela n’a rien changé au final pour moi !

N’ayant pas de bassine à confiture, j’ai tout fait dans ma cocotte minutes, sans utiliser le couvercle.

Ingrédients (Quantités données pour environ 4 pots de 375g):

  • 1kg de myrtilles
  • 10cl d’eau
  • 800g de sucre cristallisé
  • 25cl d’eau
  • Le jus d’un petit citron

Triez les myrtilles, rincez-les à l’eau fraîche puis mettez-les dans une casserole avec les 10cl d’eau.
Faites-les cuire pendant une dizaine de minutes, en remuant régulièrement, jusqu’à ce que les baies soient bien tendres.

Passez le tout au moulin à légumes, avec une grille fine, afin de recueillir la pulpe.

Versez le sucre et 25cl d’eau dans la bassine à confiture (ou le récipient qui en tient lieu), chauffez d’abord doucement en remuant, puis portez à ébullition.
Ecumez et faites cuire jusqu’au petit perlé (110°C au thermomètre de cuisson).

Ajoutez alors la purée de myrtilles, mélangez bien, et faites reprendre doucement l’ébullition.
Ecumez et laissez cuire à feu vif 5 à 10mn, sans cesser de remuer pour que le mélange épaississe.

Vérifier la cuisson avec le thermomètre à sucre (le mélange doit atteindre 105°C) ou grâce à une assiette froide (le mélange doit se solidifier au contact de l’assiette).
Retirez la bassine du feu.
Mettez en pots et couvrez selon la méthode désirée (avec ou sans paraffine, etc).

Tartine avec Marmelade de MyrtillesCela passe tout seul sur un bagel légèrement grillé, avec ou sans beurre demi-sel !

San Shoku Donburi, bol de riz aux trois garnitures

Washoku WarriorVoilà donc la première de mon challenge en tant que Washoku Warrior !

Alors, qu’ai-je fait avec le tori soboro ? Un donburi (prononcé « donnebouli« ) pardis !

Si vous n’êtes pas familier avec la cuisine japonaise et que vous n’êtes pas non plus un lecteur assidu de ce blog, vous vous demandez très certainement de quoi je parle.

Le donburi est donc un plat japonais, composé de riz blanc (appelé « riz gohan » prononcé « go’anne« ), surmonté d’une ou plusieurs garniture. J’étais persuadée de vous avoir donné la procédure pour préparer le riz, mais apparemment je me suis trompée: ça viendra donc trs vite, d’autant plus que c’est une des étapes du prochain défi des Washoku Warriors (ben oui, je joins en cours donc je dois rattraper mon retard ;)).
La procédure est en fin de compte similaire à celle du riz à sushi, sans l’assaisonnement vinaigré.

La plus connue est sans doute celle composé d’oeuf et de poulet, le plat s’appelle alors communément oyako don.

Cependant, on peut faire un donburi avec à peu près ce que l’on veut !

Cette version d’Elizabeth Andoh est un peu plus sophistiquée, car elle nous propose un plat qui se doit de remplir les principes washoku (promis, le prochain article sera consacré à son livre et tout cela sera beaucoup plus clair). 5 couleurs doivent donc être présentes.

Le san shoku donburi contient trois garnitures différentes: le tori soboro, du maïs et des petits pois. Afin d’avoir une touche rouge et noire, on ajoute du beni-shoga (vous savez, ce gingembre doublement saumuré utilisé entre autre dans les okonomiyaki) et du nori.

San Shoku Donburi

Un véritable plaisir pour les yeux, mais pour tous les autres sens également !

Le poulet contraste parfaitement avec le côté sucré du maïs et des petits pois ainsi qu’avec la douceur du riz. Le gingembre en saumure ajoute une note piquante très agréable.

De plus c’est un plat complet puisqu’il contient des féculents, des protéines et les bienfaits des légumes. Que demander de plus ?

Tout peut être préparé à l’avance; le poulet et le riz réchauffé à la dernière minute.

Si vous n’êtes pas familiers avec l’usage des baguettes, n’hésitez pas à avoir recours à une cuiller 😉 Il n’y a pas de honte.

Ingrédients pour 4 personnes:

  • Riz gohan (résultat de 300g de riz cru avant cuisson)
  • Tori Soboro
  • 1 tasse de maïs (environ 170g), frais, surgelé ou en conserve
  • 1 tasse de petits pois (environ 170g), frais, surgelés ou en conserve
  • Beni-shoga *facultatif*
  • Nori *facultatif*

Si vous venez de préparer le poulet, gardez-le au chaud.
S’il a été préparé à l’avance, faites-le chauffer dans une poêle à forte température en prenant soin de bien redéfaire les morceaux de viande.

Si vous utilisez du maïs et des petits pois frais, faites bouillir de l’eau dans une casserole afin de faire cuire les pois durant 3 minutes (ou jusqu’à ce qu’ils soient juste tendres); égouttez puis réservez. Faites de même avec le maïs.
S’ils sont surgelés, mettez les dans deux bols séparés (résistant à la chaleur), couvrez d’eau bouillante. Laissez ainsi un moment, mélangez puis égouttez.

Divisez le riz dans les quatre bols à donburi (larges et moyennement profonds) ou dans des assiettes à soupe (dans ce cas il vous faudra plus de garniture pour couvrir le riz).

Placez une baguette au milieu du bol (reposant donc sur les bords). Disposez le poulet sur l’une des moitiés ainsi formée.

Maintenant, déplacez la baguette dans le sens perpendiculaire. Couvrez une des sections avec 1/4 du maïs, et l’autre section avec 1/4 des petits pois.

Déposez un peu de gingembre saumuré et de nori au centre.

Recommencez avec les autres bols.

C’est sans doute plus simple en images:

San Shoku Donburi montage

Tori soboro, savoureux poulet haché japonais au gingembre

Je me suis lancé un challenge: intégrer la cuisine japonaise complètement dans notre alimentation, d’ici deux ans et demi. C’est tout à fait faisable, même si malgré tout je galère à trouver certains ingrédients que je trouvais en France (la farine appelée « dango-ko« , mélange de farine de riz avec de la farine de riz gluant; je trouve les deux séparément, il faudra donc que je fasse mon mélange moi-même. Je ne trouve pas non plus le wasabi au Yuzu que j’aime tant).

Washoku WarriorTwitter est vraiment un outil qui peut permettre de rapprocher les gens et de faire de sacrées découvertes ! Il y a quelques semaines, je demandais au twitterworld ce que je pouvais bien faire de mes feuilles de shiso, autre qu’en sushi. Rachael (aka « La Fuji Mama » m’a alors donné pleins d’idées différentes. C’est ainsi que je l’ai connue… Puis il y a quelques jours, je ne sais plus comment, j’ai réellement découvert son blog, et un challenge qu’elle lançait à qui voulait : cuisiner une recette définie de l’excellent livre d’Elizabeth Andoh: Washoku (bientôt un article lui étant consacré… vous ne pouvez pas passer à côté de ce livre). Ensuite on écrit un petit paragraphe sur comment cela s’est passé pour nous, comment on a appréhendé la recette etc. J’ai donc écrit un commentaire afin de savoir s’il était trop tard pour se joindre au groupe, suite à quoi j’ai été chaleureusement accueillie 🙂

Le premier challenge était un donburi aux trois garnitures. Ca vous rappelle quelque chose ? J’en avais fait une interprétation ici: riz aux trois garnitures colorées.

Là, les garnitures sont totalement différentes mais le principe est le même. La portion de protéine est composée de ce que les Japonais appellent « tori soboro » (« toli sobolo »). « Tori » désignant le poulet, et « soboro » correspondant au fait que la viande soit hachées et assaisonnée.

C’est une façon parfaite de mettre des protéines dans votre bento 🙂

La viande est savoureuse à souhait, un grand succès à la maison. J’adore le mélange de la sauce soja avec le saké, un duo que j’utilise très régulièrement (en prenant bien soin de laisser cuire suffisamment longtemps pour que l’alcool soit complètement évaporé, puisque j’ai quand même des enfants qui le mangent).

J’ai utilisé les restes dans ma salade du soir.
L’auteur conseille d’utiliser un mélange de plusieurs parties du poulet (help, comment on dit « dark meat » en français ?, dans le poulet cela correspond aux cuisses par exemple, où la viande est en effet plus foncée; je n’ai jamais entendue cette notion dans notre langue); mais personnellement j’ai utilisé des escalopes de poulet, tout simplement.

Notez qu’elle peut se garder trois jours au réfrigérateur, et un mois au congélateur.

Tori Soboro

Ingrédients:

  • 400g de viande de poulet
  • 2 cuillers à café de sucre en poudre
  • 2 cuillers à soupe de sauce soja japonaise
  • 2 cuillers à soupe de saké
  • 1 cuiller à café de jus de gingembre*

Commencez par hâcher finement votre viande, sauf si vous vous êtes procuré du poulet déjà hâché.

Déposez-y la viande dans une poêle.

Ajoutez le sucre en poudre et le saké, à l’aide d’une spatule en bois ou d’une fourchette, détachez bien les morceaux avant de commencer la cuisson.

Mettez la poêle sur le feu, à feu moyen, en continuant à « casser » la viande (elle doit avoir l’aspect de la pâte à crumble).

De prime abord, le liquide aura sans doute l’air opaque, mais il s’éclaircira au bout de quelques minutes alors que la viande commencera à cuire.

Egouttez le liquide lorsque la viande est devenue complètement blanche, puis ajoutez la sauce soja.

Laissez mijoter pendant 2-3 minutes avant d’ajouter le gingembre. Augmenter la chaleur sous la poêle afin d’évaporer le liquide; idéallement il doit rester environ l’équivalent d’une cuiller à café de liquide dans la poêle.

Enlevez du feu, c’est prêt !

Si vous désirez l’utiliser plus tard: laisser refroidir à température ambiante avant de couvrir et de réfrigérer ou congeler.

Pour le réchauffer: mettez dans une poêle à feu doux, si besoin ajoutez quelques gouttes d’eau et mélangez afin de recasser les morceaux.

*jus de gingembre: évidemment, Elizabeth Andoh nous explique comment obtenir le jus de gingembre, mais j’ai eu énormément de mal donc j’ai « simplement » mis du gingembre râpé à la place.

Sandwich du moment: bagel mi-japonais mi-occidental

Comme je vous le déclarais il y a déjà quelques temps, j’adore les bagels. Promis, bientôt j’essaierai de les faire moi-même (on m’a assuré que ce n’était pas si compliqué que cela à réaliser… mais à côté du boulot de Chéridoo se trouve une sorte de « magasin d’usine » boulangère où il trouve des produits à trois fois rien (genre $1,50 CAD les 5 bagels; du coup je ne suis pas pressée).

Bagel SandwichEn ce moment à Vancouver, il fait beau, il fait chaud donc nous pique-niquons plusieurs fois par semaine (soit près de la plage, soit dans un parc à deux blocks de chez nous).

Quel est donc le rapport entre le bagel et le pique-nique ? C’est pourtant simple: le bagel remplace le pain dans l’élaboration du sandwich 😀

Nous avons trouvé une chiffonade de dinde fumée délicieuse et ils la déclinent (au miel, au sirop d’érable, tandoori…). Elle est parfaite dans les sandwiches.

Je vous ai déjà parlé de la sauce à okonomiyaki, utilisée comme garniture (avec de la mayonnaise) sur les okonomi. C’est comme une sauce barbecue, elle est réalisée entre autres à partir de fruits et d’épices; son goût est sucré et épicé (j’ai dit « épicé » et non pas « piquant », je précise car énormément de personnes confondent ces deux notions). Je l’adore.

Parfois, je rajoute deux ou trois fines rondelles de bûchette de chèvre. Mais vous comprendrez que nous le dégustons car elle vaut… 9$ canadiens (soit environ 5€71). Mamounette a bien essayé de nous en expédier dans un colis, dans une glacière, mais c’est une chance que la douane ne se soit pas posée de question face à la puanteur: le trajet sur le sol canadien les a achevées et les deux bûchettes se sont décomposées. A réessayer en plein hiver, donc !

Une petite touche qui donne du pepse: le beni-shoga, ce gingembre mariné japonais, différent de celui utilisé pour la dégustation des sushi (appelé gari).

Bagel Sandwich

Je vous donne les ingrédients pour 1 bagel, c’est approximatif:

  • 1 bagel (je préfère les multi-grains, mais c’est à votre convenance)
  • 3 fines tranches de chiffonade de dinde ou de poulet
  • Mayonnaise
  • Sauce à okonomiyaki
  • Feuilles de laitue ou d’iceberg
  • 1/2 branche d’oignon nouveau (à l’oeil)
  • Beni-shoga (gingembre mariné utilisé pour l’okonomiyaki)

Coupez votre bagel en deux (attention aux doigts !).

Tartinez un côté avec un peu de mayonnaise, l’autre avec un peu de sauce à okonomiyaki (à défaut, de la sauce barbecue).

Sur la moitié du bas, déposez la salade, puis la viande.

Emincez finement l’oignon nouveau, répartissez le sur le poulet. Puis terminez par le gingembre.

Refermez le bagel et dégustez 🙂

Bagel Sandwich

PS: vous avez vu le nouveau logo qui a fait son apparition aujourd’hui dans la colonne de droite ? ABC-Cooking a été accepté dans le réseau Cook’n’Blogs par Pyrex. Je suis trop contente 😀

Oeufs brouillés parfaits inspirés de Gordon Ramsay

C’est grâce à Anne que j’ai découvert la technique du chef Anglais Gordon Ramsay afin de réalisés les oeufs brouillés « parfaits ». J’avoue sans honte que je n’y aurais sans doute jamais pensé par moi-même.

Tartine d'Oeufs Brouillés

Quel est donc le secret des oeufs brouillés parfaits ?

En fait, cela réside en deux trois points:

1) ne salez que lorsque les oeufs brouillés sont prêts à être servis. Si l’on sale en début de réalisation, le sel va rendre les oeufs trop liquides.

2) par contre, ajoutez le beurre dès le début afin de créer une texture veloutée.

3) ne laissez pas constamment la casserole sur le feu, mais la retirer à deux ou trois reprises en continuant le brouillage à la maryse.

Nous nous sommes passés des tomates cerises puisque nous n’en avions pas. Et notre pain était du pain maison (une nouvelle a fait son apparition dans ma cuisine: la machine à pain !).

Retranscrire la recette n’est pas simple car je n’ai absolument rien mesuré (suivez votre instinct):

Ingrédient pour 2 personnes:

  • 4 oeufs
  • environ 20g de beurre
  • Un peu plus d’1/2 cuiller à soupe de crème fraîche
  • Sel & Poivre du moulin
  • ciboulette ou oignons nouveaux ciselés
  • Bûchette de chèvre (facultatif)
  • Shichimi togarashi (facultatif)

En accompagnement, de gros champignons de Paris, 2 tranches de pain de campagne légèrement grillé.

Cassez vos oeufs directement dans votre casserole, ajoutez le beurre.
A l’aide d’une maryse, commencez à mélanger.
Mettez la casserole sur le feu, à température moyenne.

Oeufs BrouillésNe cessez pas de remuer, sans oublier les bords de la casserole. Lorsque cela commence à coaguler, retirez du feu en continuant de brasser. Remettez sur le feu quelques instants puis retirez encore du feu. Procédez ainsi jusqu’à ce que la consistance vous convienne.

Ajoutez la crème fraîche ainsi que la ciboulette ciselée. Salez, Poivrez.

Répartissez sur les deux tartines de pain légèrement grillées, sur lesquelles vous aurez mis un peu d’huile d’olive si vous le désirez.

Faites griller quelques instants des rondelles de fromage de chèvre, juste le temps que cela fonde un peu. Disposez-les sur les tartines. Saupoudrez de ciboulette/oignon nouveau ciselé, et un peu de sashimi togarashi (ou de piment) pour relever le tout.

Pour les champignons, préparez-les en même temps que vous débutez vos oeufs brouillés. Ôtez simplement leur pied, nettoyez-les comme vous en avez l’habitude, puis poêlés-les dans un filet d’huile d’olive, saupoudrés de gros sel et de poivre du moulin.

C’est plus simple en vidéo ! :

Mon mari n’aimant pas tellement le mélange piquant japonais, il l’a simplement remplacé par un peu de pavot.

Oeufs Brouillés

PS: bonne fete National à tous les Français 😉