Fraisier à la rose, ou comment faire une crise de nerfs en cuisine le jour de son anniversaire !

Mais quelle idée j’ai eu de vouloir m’embarquer dans la réalisation d’un fraisier pour mon anniversaire ? Je me suis demandée si oui ou non j’allais vous parler de cet échec, et puis je me suis dit: ça arrive à tout le monde de ne pas réussir ce que l’on souhaite à 100% !

Il faut dire que c’est un gâteau que nous adorons tous, lorsque nous vivions à Toulouse c’était parfois notre petit plaisir (ceux vendus au Carrefour à côté de chez nous étaient vraiment bons). Mais je n’avais jamais sauté le pas de le faire moi-même.

Il faut dire que je ne suis pas pâtissière dans l’âme, même si j’adore ça… tout ce temps, toutes ces mesures, ces étapes. Pas mon truc. Il faudra que je vous parle du délicieux gâteaux à la noix de coco que j’avais fait avec Nathalie lors d’un de nos ateliers pâtisserie (si j’oublie, je vous fais confiance pour me le rappeler).

Ce qui est bien lorsque l’on est née en fin de saison, c’est que l’on est à cheval sur deux saisons différentes niveaux ingrédients, et donc j’ai pu trouvé de très belles fraises à prix raisonnable.

Fraisier

J’ai fouillé sur internet à la recherche d’une recette… et suis tombée sur la vidéo de Mémé Monica. Très intéressant. Sauf que je n’ai pas du tout obtenu la même crème mousseline qu’elle: une catastrophe ! Trop liquide, impossible à rattraper (enfin si, sans doute, mais moi je n’ai pas trouvé comment).
J’ai donc dû en chercher une autre, et car quand une erreur n’arrive jamais seule, les proportions étaient moindres et j’étais tellement frustrée de ne pas réussir que je ne les ai pas augmentées. OOPS !

Ma génoise était, par contre, super: bien moelleuse, épaisse pile comme il le fallait. J’avais décidé de parfumer le sirop qui l’imbibe avec de l’eau de rose, mais je n’avais pas assez dosé (de peur que ça n’ai le goût que de la rose), donc au final on ne le sent même pas, ou alors très très légèrement.

Fraisier, découpeDonc si j’avais augmenté les quantités de ma seconde crème mousseline, ça aurait intégralement recouvert les fraises et aurait eu une allure présentable (ce qui là, je l’avoue, n’était pas du tout joli à voir).

Et puis la grande question c’est: seconde génoise par-dessus le tout, puis recouvert de crème, ou pas ? Sachant que je ne veux pas mettre de pâte d’amande comme je l’ai vu à droite à gauche, je m’interroge…

Allez, la prochaine fois ce sera mieux ! Ca ne nous a pas empêché de souffler les bougies dessus dimanche soir 😉

[LIVRES] The sushi experience, The encyclopedia of Sushi et… Bento à gogo !

Hier (dimanche 20 Septembre), j’ai célébré mon anniversaire. Et j’ai eu la chance que cela coïncide avec les soldes annuelles à la librairie culinaire de Vancouver (Barbara Jo’s Books to Cooks). Ici, presque tout est ouvert le dimanche, je n’ai donc pas pu résister au fait d’aller y jeter un oeil car j’avais quelques bouquins en tête…

Evidemment, aucun de ses livres n’étaient dans la librairie, cependant j’en ai trouvé d’autres et je suis faible, et c’était mon anniversaire et j’ai craqué. Bouuuuuuh !

Livres 24 ans Nol

Comme vous vous en doutez, ils sont tous en anglais puisque je vis dans une Province anglophone du Canada (en même temps, il n’y en a qu’une qui est francophone).

The Encyclopedia of Sushi RollsThe Encyclopedia Of Sushi Rolls, de Ken Kawasumi, était dans ma liste Amazon depuis assez longtemps et lorsque je l’ai vu sur le rayon Japonais je n’ai pas pu résister (qui dirait non à l’appel des -25% sur tous les livres, honnêtement ?!).

J’aime et accorde beaucoup d’importe à la synchronicité… En fin de semaine, j’apprends que Véro va animer un atelier du côté de Bordeaux, et qu’elle va entre autres apprendre aux gens à faire de beaux maki fleurs (d’ailleurs, elle a décidé de consacrer un blog à part aux bento, courez-y !). Ce qui me fait immédiatement penser à ce livre et au fait que ça fait longtemps que je désire essayer moi aussi (j’ai juste essayé le maki dans le maki, très sympa, au passage).

Puis aujourd’hui, je vois que Mademoiselle M. parle de ce livre sur son blog. Pas de hasard: je dois m’y mettre MAINTENANT !

Ce livre est très imagé et vraiment très complet: oui, l’auteur nous montre comment faire tous ces sublimes maki, en image s’il vous plaît !

The Sushi ExperienceThe Sushi Experience, de Hiroko Shimbo. Là, je suis très reconnaissante de vivre à Vancouver, où les bibliothèques municipales sont gratuites et très riches en contenu. C’est en furtant dans le rayon de celle qui est la plus proche de chez moi que j’ai emprunté ce livre que je ne connaissais pas.

Hiroko nous apprend tout ce que nous devons savoir sur les sushi, mais également sur les accompagnements. Les recettes sont parfois illustrées pas-à-pas (ce qui, je l’avoue, est très pratique lorsque l’on a besoin d’images, comme moi, pour mieux assimiler).

Les photos sont sympas, et le livre est plus que bien rempli. J’en ai pour mon argent 😉

Bento LoveLe dernier livre pour lequel j’ai craqué est consacré aux bento. Bento Love, de Kentaro Kobayashi.

Car même si mes Trollettes ne mangent plus à l’école le midi pour le moment, Chéridoo lui emmène tous les jours son bento au boulot. Et puis comme j’ai décidé de cuisiner A FOND japonais, ce n’est pas de trop (on n’en a jamais trop, si ? arf !), des bento japonais vont refaire leur apparition dans ses déjeuners (ce ne sera pas pour lui déplaire, à mon avis).

J’aime beaucoup le fait que ce soit des bento complets qui soient présentés, parfois les recettes sont détaillées après. Ca donne pleins d’idées d’associations.

J’avoue, cette année, je me suis gâtée !

PS: vous voulez que je commence par vous parler duquel de ces trois livres en premier ?

Frites de tofu épicées, ma façon de faire aimer le tofu à n’importe qui

Je quitte un peu l’univers de la cuisine washoku pour explorer son penchant opposé, la cuisine yoshoku. Elle désigne les recettes occidentales ayant été remaniées par les Japonais pour correspondre à leurs goûts, leurs ingrédients, leurs modes de cuisson etc.

C’est le cas de ces frites de tofu, marinées et panées: un pur délice. Sisi ! Je suis certaine que l’on peut faire goûter ces frites originales, qui changent de la pomme de terre ou encore de la patate douce, et qui peut faire changer d’avis sur le tofu.

Spicy tofu fries

Yoshoku, by Jane LawsonLa recette provient d’un livre que j’emprunte régulièrement à la bibliothèque municipale (que je chérie !) avant que quelqu’un ne me l’offre un jour (je vous ai dit que dans moins de deux semaines c’est mon anniversaire ? ;)): Yoshoku, de Jane Lawson. J’adore ce livre !

J’ai divisé les proportions par deux, car elles étaient servies en entrées et mes Trollettes n’en voulaient pas (pourtant, elles aiment beaucoup le tofu en général).  Ce sont les proportions que j’ai utilisées que je vous mets ici, donc si vous voulez augmentez doublez-les simplement.

L’auteur suggère de servir cette frite avec une sauce à base de mayonnaise japonaise, de jus de citron et de mitsuba (qui est une sorte de persil japonais); j’essaierai la prochaine fois (ceci dit, je ne sais pas où dénicher du mitsuba ici à Vancouver !)

Cette recette demande de l’amidon de pomme de terre, mais je n’en ai pas. J’ai donc substitué par de l’amidon de maïs (genre maïzena).

Ingrédients:

  • 500g de tofu ferme
  • 1 cuiller à soupe de miso blanc
  • 1 cuiller à soupe d’huile de sésame pimentée
  • 30ml de sauce soja japonaise
  • 1 1/2 cuiller à café de gingembre frais finement râpé
  • 2 gousses d’ail écrasée
  • 87g d’amidon de pomme de terre ou de maïs
  • 1 cuiller à soupe de schichimi togarashi (mélange de sept épices japonais, vous pouvez subsituer par un autre piment en poudre de votre choix)
  • Sel & Poivre du moulin, au goûts

Avant tout, enroulez le tofu dans un filet (j’ai utiliser un filet qui sert normalement à passer les fruits lorsque l’on fait une gelée) ou dans de l’essuie-tout épais, et placez-le dans un bol. Faites pression dessus, pendant deux heures, à l’aide d’un poids quelconque (j’ai utilisé une casserole remplie d’eau) afin d’enlever tout excès d’humidité. Ensuite, déballez et essuyez.

Coupez en frites d’1,5cm d’épaisseur (environ).

Spicy Tofu FriesPréparez la marinade: mélangez dans un bol l’huile de sésame pimentée avec la sauce soja, le gingembre, l’ail, le miso. Mélangez bien jusqu’à ce que le mélange soit homogène.
Versez la moitié dans un grand récipient non métallique (avec couvercle), mettez le tofu, puis versez le reste de sauce. Mélangez délicatement afin d’enrober complètement le tofu (il est fragile, donc doucement).
Couvrez et réfrigérez pour la nuit, comme ça le tofu va absorber les saveurs de la marinade. Remuez de temps en temps pour répartir correctement la sauce.

Lorsque vous êtes prêts pour la cuisson, remplissez une friteuse ou un plat profond adapté au 2/3 avec de l’huile végétale (je recommande le canola pour la friture), chauffez jusque 180°C (ou jusqu’à ce qu’un cube de pain soit doré en 15 secondes).

Mélangez l’amidon avec le sept-épices, assaisonnez avec un peu de sel et de poivre au goût.

Délicatement, enlevez l’excès de marinade sur les frites de tofu, enrobez les d’amidon assaisonné (j’utilise un grand sac refermable, c’est TRES pratique), puis ôtez l’exédent doucement (toujours aussi fragile, le tofu).
Faites frire en plusieurs tournées, 5-6 minutes ou jusqu’à ce qu’une belle croûte dorée soit formée. Egouttez bien sur du papier absorbant, parsemez de sel et de sept-épices supplémentaires si désiré.

Spicy Tofu Fries