Cupcake’s Day #2: des cupcakes en l’honneur de notre ville, Vancouver

Bon, personne n’a pu échapper aux Jeux Olympiques d’hiver 2010 à Vancouver, au Canada. Ville que peu de monde jusque là connaissait, juste « une ville quelque part au Canada ».

Alors oui, il fait beau à Vancouver, ce n’est pas le Pôle Nord sur ce côté de la côte canadienne, au contraire. Au point que tous les média ont blablaté au sujet du « il n’y a tellement pas de neige pour les JO qu’ils doivent en importer ».
Chez nous il fait bon, il fait TRES beau entre les jours où il ne pleut pas (car Vancouver est une ville pluvieuse, on l’appelle RainCity), nous avons eu genre un jour ou deux de neige depuis mars 2009, et ça n’a pas tenu. Nous ne nous déguisons pas en bonhommes Michelin pendant six mois de l’année mais portons des tongs dès que le soleil pointe son nez à travers les nuages, peu importe quel mois de l’année c’est. Au début on trouve ça étrange, puis on a tendance à comprendre et faire de même 😉

Vancouver c’est tellement un bel endroit, qu’on a droit à l’Océan Pacifique au bord de la ville, aux grands espaces verts… et à la montagne pas très loin. On peut aller faire de superbes balades en sortant du boulot/de l’école. En ce moment, avec toutes ces vidéos pour « promouvoir » notre ville, je me dis que oui, nous avons fait le bon choix d’immigrer ici, même si ce n’est pas toujours facile, loin de là.

Je dis tout ça juste parce que j’ai l’impression que, comme à 98% du temps, les gens se concentrent sur le négatif plutôt que sur le positif 😉

Et donc pour célébrer notre belle ville, mon amie Nath et moi avons fait des cupcakes !! Le hockey est le sport national du Canada, celui qui fait battre le coeur du pays. Et l’on peut voir PARTOUT des « Go Canada Go« , aux couleurs rouge et blanc. C’est pourquoi Nath a eu l’idée d’en parer nos gâteaux, pour notre premier atelier pâtisserie de 2010 🙂

Cependant… nous avons eu un petit souci de colorant et malgré l’intégralité de la bouteille utilisée: c’est fushia et n’est jamais devenu rouge vif. Donc note pour plus tard: essayer le colorant en gel et non pas sous sa forme liquide. D’ailleurs, je suis preneuse de toute astuce afin d’obtenir un joli rouge dans une crème au beurre ou une meringue.

C’était l’anniversaire de Nath récemment et pour l’occasion je lui ai offert l’excellentissime livre consacré aux cupcakes par… Martha Stewart ! Oui, encore elle. Ce livre est une bible, et j’envoie des messages subliminaux à mon mari au cas où il voudrait me faire un cadeau.

Chaque recette est détaillée, contient une explication très claire concernant la décoration, avec les douilles utilisées etc (pas besoin de galérer, tout est indiqué).

J’avais vu ce style de glaçage dans un de mes livres consacrés aux cupcakes et ai toujours voulu essayer. C’était donc parfait !
Et bien si j’avais su… La recette précise que l’on obtient 24 gâteaux… nous en avons fait une trentaine. Oops. Cependant, la pâte est aérienne grâce aux blancs d’oeufs montés en neige, on en oublierait presque la quantité de beurre et de sucre !
Ce type de glaçage demande pas mal de temps à réaliser, surtout si on le fait avec plusieurs couleurs. Ceci dit, le résultat est superbe je trouve, et très original. Et c’était difficile car qui dit « pas mal de temps » dit « le glaçage se réchauffe »… Cela m’a fait travailler ma patience, car je suis quelqu’un qui est perfectionniste et s’agace facilement lorsque tout ne va pas comme je voudrais; contrairement à Nath pour qui le travail de précision comme ce glaçage est un moment de détente 😉

C’était la première fois que je réalisais un glaçage « swiss meringue buttercream« . On obtient, avant l’ajout du beurre, un appareil blanc immaculé et très brillant: magnifique ! Avec le beurre, il devient blanc cassé, dommage en un sens niveau esthétique mais intéressant et vraiment vraiment agréable en bouche.

Je profite pour participer à la seconde édition du Cupcake’s Day instaurée par Dorian. Comme lui, maintenant, je vois des cupcakes partout ! Les participations sont toutes plus sublimes les unes que les autres, c’est dingoooooooooo.

Challenge « Je lis & Je mange » #1: JAPAN BAR et ses Croquettes japonisantes de saumon au tofu

C’est parti mon kiki pour le premier livre de mon challenge, que j’ai intitulé tout simplement « Je lis & Je mange« . Pour en savoir plus sur ma motivation, jetez un oeil ici.
J’ai remarqué que vous étiez plusieurs à avoir la même envie, donc n’hésitez pas ! Je serais ravie de découvrir les livres de cuisine que vous avez chez vous (signalez-moi si vous en parler, que je vienne jeter un oeil) 🙂

Pour le premier livre de ma bibliothèque à étrenner, j’en ai choisi un qui a une signification particulière pour moi puisqu’il m’a été offert par une de mes Soeurs de Coeur, Paola. Il s’agit de « Japan Bar« , un livre à couverture cartonnée, ce qui m’a étonné au premier abord. J’avoue qu’il me faisait extrêmement envie, que je l’ai attendu avec impatience, mais que ce n’est que cette semaine que j’ai enfin fait une de ses recettes ! Ce n’est pas faute de le feuilleter régulièrement, ni de me dire « tiens, je ferais bien le poulet aux algues pour comparer avec celui que j’ai déjà fait » ou « hmmm des soba et des coquilles St-Jacques ». C’est finalement sur ces bouchées mêlant saumon et tofu que je me suis décidée.

Evidemement, même si elle est très jolie, la couverture est quelque peu clichée: différentes formes de sushi présentées sur un plateau traditionnel en bois. Mais ne vous laissez pas avoir: ce livre n’est pas un condensé de recettes de sushi, loin de là !
Le livre est divisé en cinq catégories: soupes et entrées, salades et accompagnements, sushi, plats principaux, desserts. Sans oublier une introduction; à la fin se trouve un lexique des « produits courant de la cuisine japonaise ». J’aime beaucoup le fait que pour une fois, il y ait des recettes de desserts; certes, pas tous japonais (ceci dit, il y a quand même les dorayaki, par exemple) mais japonisants (comme le crumble aux pommes et poires japonaises).

Il y a cependant quelque chose que je trouve bizarre concernant la recette des inarizushi. En effet, la recette indique simplement de fourrer les abura-age (les poches de tofu frit) avec du riz à sushi. Mais dans la petite note d’accompagnement il est indiqué « […] en remplissant ces poches de tofu avec du riz vinaigré, PUIS en les faisant mijoter dans un bouillon sucré à la sauce soja, on obtient des sushi inari […] » 1) pourquoi ne pas proposer ainsi la recette si c’est ce qui se fait ? 2) on fait mijoter l’abura-age AVANT de le farcir avec le riz vinaigré, pas une fois que le sushi est assemblé. Bizarre et très incohérent.

Les photographies sont vraiment très belles, à mon sens.

J’essaie de reprendre mon programme de rééquilibrage alimentaire et donc de manger le soir légumes crus/légumes cuits/protéines douces. J’ai vraiment du mal mais je sais que ça me fait du bien. Ce bouchées super protéinées faisaient donc l’affaire avec ma salade composée (en sachet, bouuuuuuuuuh), sachant qu’au bout de deux j’étais calée, ça efface dans mon esprit le fait que c’était frit !

Je n’ai pas fait la sauce suggérée avec, mais je la garde de côté pour autre chose 😉

Ingrédients:

  • 200g de tofu mi-ferme
  • 400g de saumon cuit (en conserve ou poché)
  • 2 tiges d’oignon vert, finement émincées
  • 1 grosse gousse d’ail réduite en purée
  • Gingembre frais, râpé
  • 1 cuiller à soupe de sauce soja
  • 2 cuillers à café de mirin
  • 1 oeuf
  • 2 cuillers à soupe de farine (ou plus selon la consistance)
  • Poivre blanc, au goût
  • Huile de friture

Pour commencer, entourez le tofu d’un linge propre et mettez-le sous un objet lourd pendant environ 30mn afin d’en extraire toute l’humidité.

Dans un saladier, émiettez le saumon et le tofu. Ajoutez l’oignon vert, l’ail, le gingembre, la sauce soja, le mirin et le poivre.
Ajoutez ensuite l’oeuf; mélangez bien puis incorporez la farine. Si la préparation est toujours trop liquide, rajoutez un peu de farine jusqu’à ce que la consistence soit crémeuse (il faut que les boulettes puissent se former, mais pas non plus que cela soit solide, donc il est préférable d’ajouter la farine petit à petit si nécessaire).

Mettez l’huile de friture à chauffer.

Personnellement, j’ai fait les croquettes au fur et à mesure (une de faite, hop direct dans la friture); mais si vous préférez vous pouvez toutes les faire et ensuite les frire. Faites comme vous êtes le plus confortable avec. Cuisez jusqu’à ce que cela soit bien doré (pendant 2-3 minutes), sans oublier de retourner régulièrement.

Egouttez délicatement en les disposant dans une assiette, sur du papier absorbant.

A la semaine prochaine pour une prochain livre et sa recette !

PS: désolée pour la qualité plus que médiocre de cette photo…

PS²: j’ai créé une nouvelle catégorie dans ma librairie aStore (lien dans la barre horizontale en haut du blog, sous la bannière) consacrée à ce challenge. Je rajouterai les livres dont je parle au fur et à mesure, au cas où vous seriez intéressés pour les commander en ligne.

Velour Rouge Amour pour la St Valentin, ou comment dévier le Red Velvet Cupcake

Vous souvenez-vous de la première recette que mon amie Nath’ et moi avions réalisée pour notre série d’atelier pâtisserie (qu’il nous faut continuer cette année d’ailleurs) ? C’était les fameux Red Velvet Cupcakes. Sisi, des cupcakes chocolatés mais d’une belle couleur rouge amour, à la texture veloutée et recouverts d’une crème vanillée délicatement parfumée parfaite en bouche.

J’ai trouvé que c’était parfait pour célébrer la Saint-Valentin, l’Amour sous toutes ces formes (car après tout, c’est peut-être la fête des amoureux à la base, mais j’aime aussi célébrer l’Amitié et l’amour familial en ce jour).
Mais je n’avais pas envie de faire de cupcakes pour une fois… Alors j’ai décidé de faire la recette, exactement la même, mais de cuire la pâte dans mon moule à charnière, de couper le gâteau en deux et de le fourrer avec le glaçage avant de l’en recouvrir.

C’est un gâteau qui demande un peu de temps et d’organisation, mais ça en vaut vraiment la peine 🙂

Pour la cuisson, il a cuit environ 1 heure à 180°C (vérifier régulièrement la cuisson).

Si j’y avais pensé avant, j’aurais rajouter des fraises en tranches avec le glaçage du milieu, car cela aurait apporté une touche de fraîcheur et de croquant très sympa. Au lieu de ça, je les ai mangé à côté et c’était délicieux ainsi également.

De plus, c’était le parfait gâteau pour célébrer le début des Jeux Olympiques d’hiver ici à Vancouver… la ville est parée de rouge 😉

J’espère que votre amour fut célébré comme il se devait, n’oubliez pas que la Saint-Valentin peut aussi être détournée !

Quand y’en a marre des gâteaux pleins de trucs chimiques inconnus, je dis « Merci Martha » !

Coucou !

Aujourd’hui, je vous fait part d’un autre de mes objectifs… non non, pas une « bonne résolution de nouvelle année », mais plutôt une base que je veux prendre, rendre solide, et garder sur le très long terme.

Mon Chéridoo mange tous les jours au boulot, je lui prépare son repas qu’il emmène dans un bento… et je vais refaire des bento pour BébéKangourou car elle change d’école à la rentrée prochaine, fera ENFIN des journées entières et il n’y a pas de cantine donc ce sont aux parents de prévoir le déjeuner et le snack.

C’est au sujet du snack (ou collation) que j’ai décidé de changer nos habitudes. Car en ce moment, les filles mangent un bout à l’école, aux alentours de 15h, mais quand nous allons les chercher pour rentrer à la maison, à 16h30 elles sont affamées et j’ai donc pris l’habitude de leur donner un ptit truc pour le trajet jusque la maison (nous sommes dans sans_voitures et utilisons donc les transports en commun). Et évidemment, ce sont des trucs achetés au supermarché, sans doute bourrés de trop de sucre, trop de gras, trop de conservateurs etc.

Sans oublier le fait que souvent, Chéridoo a un creux dans la journée et soit il n’assouvit pas ce que son corps lui dit (aka « nourris-moiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ») soit il grignotte un truc pas glop.

Donc j’ai décidé que c’en était assez et qu’il fallait reprendre les choses en mains !!!

Vous connaissez la cultissime Martha Stewart ? Martha cuisine, Martha coud, Martha jardine, Martha fait de la décoration d’intérieur… bref, c’est un peu la ménagère parfaite made in USA.

Martha Stewart est aussi (surtout ?) l’animatrice d’une très connue et appréciée émission télévisée, le Martha Stewart Show (oui, ici les noms ne sont généralement pas très originaux).

Et évidemment, Martha a plusieurs livres à son actif, dont un certain nombre de livres de cuisine (j’en compte au moins cinq).
J’ai longtemps voulu celui axé sur les cupcakes, parce que ces gâteaux sont un peu mes préférés et j’aime beaucoup les cuisiner… mais ce sera un achat futur, pour le moment afin de pouvoir cuisiner les collations pour ma tribu, j’ai craqué pour son livre sur les cookies. Mais notez que ce qui, pour nous Français, est un type bien particuliers de biscuits, le cookie nord-américain désigne surtout tous ces gâteaux secs comme les cookies aux pépites de chocolat, les biscottis etc.

Je ne sais pas si la version que j’ai, achetée ici à Vancouver, est la même que celle du livre en Français. A mon avis oui, seule la couverture change et le titre également (pour coller sans doute à ce que je viens de vous expliquer).

Le livre est très très fourni et je pense que nous allons bien nous amuser (et nous régaler). J’ai déjà commencé à noter les pages des recettes à tester d’urgence 😀

Voici le lien vers son site internet (en anglais): MarthaStewart.com

Le jour où Julie & Julia ont ravivé ma petite Flamme

Oui je sais, je devrais m’excuser d’avoir été silencieuse durant si longtemps, mais je ne vais pas vous présenter mes excuses car ce silence, d’abord involontaire, fut finalement gardé parce que j’en avais envie.

Au départ, j’ai perdu le plaisir de cuisiner. Je ne sais pas d’où c’est venu mais préparer les repas pour ma famille était devenue plus une corvée qu’autre chose, sans doute, si j’y pense, car nous avons traversé une période où chacun de mes déjeuners avec mes Trollettes était une torture puisque quoi que je préparais, je finissais par gronder afin qu’une bouchée soit avalée. Ingrates 😉
Et quand l’envie n’est plus là, la passion s’éteint sans doute un peu avec, petit à petit… Ce n’est pas pour ça que j’ai arrêté de flâner dans le monde culinaire, et c’est sans doute ce qui a fait que la passion n’est pas complètement partie genre « ciao bye bye, hasta la vista Baby ! ». « Nobody puts Baby in the corner » comme qui dirait (pour ceux qui me prendraient actuellement pour une folle, cette réplique provient du cultissime film Dirty Dancing, hein).

J’ai pensé me réparer en prenant un cours de photographie culinaire, mais ça n’a rien changé si ce n’est que malgré tout j’ai eu l’impression de ne pas être à ma place entourée de tous ces bloggueurs « culinaires », et cela m’a enfoncé dans ce décalage.
Où est ma place dans ce monde de la cuisine sur internet ? Je vois que tout le monde évolue et ça a tellement changé que j’y suis perdue. Car je n’arrive toujours pas à voir où est la passion dans tous ces blogs (ne prenez pas mal ce que je dis, je ne veux offenser personne).

Evidemment, j’aurais très bien pu liquider toutes les recettes que j’ai en stock, les programmer et faire semblant. Mais je ne suis pas une impostrice et je préfèrais le silence plutôt que de faire comme si de rien n’était.

Hier soir, nous avons enfin regardé le film inspiré du livre de Julie Powell et du challenge qu’elle s’était lancé en cuisinant l’intégralité des recettes de Mastering the Art of French Cooking de Julia Child et Simone Beck (sans oublier Louisette Bertholle mouahahah)… Soit 524 recettes en 365 jours.
Ici en Amérique du Nord, le film a fait un ENORME buzz, avant, pendant et après sa sortie. Je n’en pouvais plus, et je me fermais dès que je voyais le nom de Julia Child ou de Julie Powell quelque part, car pour moi trop c’est trop et j’étais donc devenue hermétique à ce film/livre. Alors il m’a fallu du temps, mais je ne regrette pas d’avoir attendu et je pense que comme souvent, je l’ai vu au moment où il fallait que je le vois; pas de hasard. Je ne ferai nullement une chronique de ce film, car ce n’est pas le point du tout.

Le lien entre l’Amour et la cuisine, l’importance d’avoir un excellent groupe de support (peu importe le domaine, je prends l’exemple là de la cuisine car c’est le sujet du film, mais je le projette aussi sur un gros truc sur lequel je travaille, ceux qui me suivent sur facebook ont remarqué que j’avais un autre blog, sur un sujet totalement différent mais qui a une place énorme dans ma vie. Savoir qu’il y a des gens qui sont toujours là quand on est empli de doutes, quand on a envie de baisser les bras, qui croient en nous coûte que coûte, c’est primordial. Bref.), ça m’a beaucoup émue en fin de compte…

Voir la passion de manger, de cuisiner et de transmettre cet amour a ravivé MA flamme, celle que je pensais à tout jamais éteinte et dont j’avais commencé à faire le deuil… Et peut-être que pour recommencer à prendre plaisir, un challenge est une excellente idée. Ceci dit, je refuse de ne vivre que pour et par ce challenge.

Mon mari m’a donc lancé un défi, histoire de me remotiver… mélanger deux de mes passions: les livres, et la cuisine. Faire un article avec une ou plusieurs recette(s) sur chacun de mes livres de cuisine (environ 150 à ce jour), à interval régulier, ici sur ABC-Cooking. J’ai décidé de relever le challenge. Je ne sais pas encore comment je vais organiser tout ça, mais je suis donc de retour sur la toile et dans ma cuisine.
Soyez rassurés, non cela ne sera pas QUE ça, non non.

See you soon 😉